ÉDITORIAL DE DÉCEMBRE 2007 La rupture : c’est tourner la page et regarder vers l’avenir Le Président de la République poursuit sa politique de rupture et cela est encore plus vrai à l’occasion de son récent voyage en Algérie. Après les propos scandaleux d’un ministre algérien, j’ai posé une question écrite au Premier ministre, car ces propos n’ont pas été démenti par le Président algérien. Malgré ces provocations, Nicolas Sarkozy a maintenu sa visite et, je crois que cela été judicieux, même si certains de ses propos n’ont pas été appréciés par les rapatriés. « Le système colonial a été profondément injuste », certes. Mais souvenons-nous de l’état dans lequel se trouvait l’Algérie de 1830. Souvenons-nous des razzias, orchestrées par les deys et les barbaresques, qui venaient enlever, sur les côtes européennes, hommes, femmes et enfants pour en faire des esclaves. Souvenons-nous de Jules Ferry qui disait alors qu’il s’agissait pour la France d’une question de civilisation de ces pays de la rive sur de la Méditerranée. La vraie rupture, c’est la reconnaissance des erreurs du Gouvernement français commises après le 19 mars 1962 et non pas forcément celles de l’armée qui avait reçu des ordres de ne pas intervenir dans les enlèvements d’européens et les massacres de harkis. Cette rupture renvoie aussi les Algériens devant leurs propres responsabilités dans ces exactions et assassinats, parce que ce ne sont quand même pas les Français qui ont enlevé et tué d’autres Français ainsi que des harkis durant cette période sombre. Aujourd’hui, la France reconnaît ses erreurs passées, les assume et en tire un enseignement pour construire un avenir meilleur. Ce devrait également être le cas pour les Algériens. Si la France et l’Allemagne ont réussi à tourner la page et à construire ensemble un avenir commun et ce, malgré des guerres fratricides les ayant opposées depuis le XIXième siècle, ce doit être possible entre l’Algérie et notre pays. La France y est prête. En cette saison des vœux pour la nouvelle année, c’est mon vœu le plus cher.
ÉDITORIAL DE NOVEMBRE 2007 Faire avancer l’Europe ! L’Europe est repartie … et bien repartie ! Les 27 sont parvenus à un accord final sur le nouveau traité modificatif lors du sommet informel de Lisbonne les 18 et 19 octobre derniers. Les dirigeants européens ont ainsi mis un terme à deux ans d'impasse à la suite du rejet, par la France et les Pays-Bas, du projet de traité constitutionnel en 2005. Le nouveau traité censé remplacer la défunte constitution européenne doit désormais être formellement signé le 13 décembre à Lisbonne. Le texte reprend l'essentiel des dispositions de la constitution, comme le nouveau mécanisme de votes, la création d'un poste de président stable du conseil européen, l'octroi de véritables pouvoirs au porte-parole de la diplomatie européenne et l'extension du vote à la majorité qualifiée. Ce nouveau traité vise essentiellement deux buts. D’une part, rendre l'Union européenne plus démocratique, en répondant aux attentes des citoyens européens en matière de responsabilité, d'ouverture, de transparence et de participation et, d’autre part, renforcer l'efficacité de l'Union européenne et sa capacité de faire face aux enjeux mondiaux actuels, tels que le changement climatique, la sécurité et le développement durable. Parmi les réformes institutionnelles essentielles qu’apportera le traité, on note la simplification du processus de décision au conseil, une présidence permanente au conseil et un représentant de la politique étrangère européenne qui sera membre du conseil et de la commission, un nombre réduit de commissaires et le renforcement du rôle des parlements nationaux. En matière de coopération judiciaire et policière, la plupart des décisions seront désormais prises à la majorité, et non plus à l'unanimité. Voulu ardemment par le Président Sarkozy depuis son élection, le nouveau traité répondra au besoin de modernisation et de réforme de l'Union européenne et relancera la construction de l’Europe. L’obstacle le plus important reste encore à surmonter : la ratification dans l’ensemble des 27 Etats membres avant les élections européennes de Juin 2009. Nous devons donc rester mobilisés pour que l’Europe continue d’avancer. Michel Guerry
ÉDITORIAL D'OCTOBRE 2007 "Réforme" est le mot qui est au cœur de l’actualité de cette rentrée parlementaire et politique. Réforme de nos mentalités avec les retraites et les régimes spéciaux ; réforme de nos habitudes avec le Grenelle de l’environnement et, enfin, réforme de toutes les réformes, celle des institutions de la Vème Rép«ublique. Cette dernière est importante pour les Français de l’étranger, puisque le Président de la République a demandé à Edouard Balladur de présider un comité de réflexion et de proposition chargé, entre autre, « d'étudier dans quelle mesure les Français de l'étranger, qui sont de plus en plus nombreux et qui contribuent au rayonnement de notre pays dans la mondialisation, pourraient être représentés à l'Assemblée nationale en plus du Sénat. » Dans cette optique, l’Assemblée des Français de l’étranger
vient d’adopter une recommandation
(document PDF) visant à : De leur côté les sénateurs des Français de l’étranger toutes tendances confondues et les présidents des deux grandes associations d’expatriés -l’UFE et l’ADFE- ont adressé une note (document PDF) au Comité Balladur pour, d’une part, soutenir et appuyer la recommandation de l’Assemblée des Français de l’étranger et, d’autre part, formuler des propositions modifiant l’article 34 de la Constitution pour affirmer l’existence et l’organisation particulière de la collectivité de fait que forment aujourd’hui les 2.300.000 Français de l’étranger mais également proposant l’élargissement du collège électoral des sénateurs représentant les Français établis hors de France. C’est la première fois que les Français de l’étranger sont pris directement en compte dans le cadre d’une réforme de la Constitution et c’est une chance historique de renforcer et d’équilibrer la représentativité des expatriés au Parlement en leur donnant la possibilité en plus des sénateurs d’élire leurs députés comme leurs compatriotes de métropole et d’outre-mer. C’est ensemble que les Français de l’étranger ont déjà démontré leur poids lors de l’élection présidentielle. Malgré les milliers de kilomètres qui nous séparent les uns des autres et nous tous de la métropole, c’est donc ensemble que nous réussirons cette réforme de la Constitution en affirmant que nous sommes une seule et même collectivité. Michel Guerry
ÉDITORIAL DE SEPTEMBRE 2007 Comme l’a si justement souligné Rudyard Kipling, il faut que le chef en fasse trop pour que les autres en fassent assez. On avait l’habitude de considérer qu’une nouvelle équipe gouvernementale devait lancer ses réformes difficiles durant les cent premiers jours car au-delà, l’exercice devenait difficile, voire périlleux. Ces cent jours n’ont affecté ni l’énergie, ni la volonté de Nicolas Sarkozy et le Gouvernement, qui a déjà bien avancé dans les réformes, a toujours la cote. Afin que tout soit prêt pour la rentrée, le Parlement a adopté quatre lois importantes durant la session extraordinaire de l’été : la loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat, celle renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs, la loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs et celle relative aux libertés et responsabilités des universités. Tout cela a été fait avec une grande transparence ainsi qu’une habileté certaine afin de ne créer aucun blocage avec les syndicats. Les Français approuvent largement cette méthode et, du coup, l’opposition reste sans voix, du moins celle-ci est-elle inaudible. Avec la rentrée, il nous faut désormais réformer les régimes spéciaux de retraite, mais aussi ne pas oublier les plus démunis de nos concitoyens. En cette période de rentrée, un sujet particulièrement sensible pour nos compatriotes vivant à l’étranger concerne la prise en charge par la collectivité des frais de scolarité dans le second cycle. Après une large concertation, le Président de la République vient de rendre son arbitrage sur la question et c’est le ministre des affaires étrangères et européennes qui l’a annoncé ce lundi 3 septembre à l’occasion de l’ouverture de la 7ème session de l’Assemblée des Français de l’étranger. C’est progressivement que le coût de l’enseignement scolaire dans le second cycle à l’étranger sera pris en charge par la collectivité. Dès la rentrée de cette année, les élèves français des classes de Terminales recevront une aide supplémentaire qui complètera substantiellement les bourses scolaires. Dès la rentrée 2008, cette aide sera étendue aux élèves français des classes de Premières et en 2009 à ceux des classes de Secondes. Ainsi, Nicolas Sarkozy concrétise le souhait qu’il avait formulé durant la campagne tout en respectant les contraintes budgétaires et l’équité entre les familles françaises aisées et celles qui ne le sont pas. Bonne rentrée à toutes et tous !
ÉDITORIAL DE JUILLET-AOUT 2007 L’une des propositions phares de Nicolas Sarkozy durant sa campagne a été de promettre que tous les enfants français scolarisés à l’étranger devront bénéficier désormais de la gratuité de l’enseignement à compter de la classe de seconde. Dès la nomination du Gouvernement, le nouveau Président de la République a souhaité que cette promesse soit effective à compter de Septembre 2007. C’est ainsi que l’engagement, pris par Nicolas Sarkozy, relatif à la prise en charge du coût des études des élèves français scolarisés à l’étranger dans le second cycle du secondaire a fait l’objet d’une saisine de l’Assemblée des Français de l’étranger. Les estimations, faites par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), pour l’année scolaire en cours révèlent que les élèves français -de la classe de seconde à celle de terminale- seraient d’au moins 15 000 et le coût moyen de la scolarité pour l’année 2007 d’environ 3 600 euros par élève. Dans ces conditions, l’enveloppe budgétaire globale nécessaire s’élèvera à 54 millions d’euros pour 2007 (6 millions d’euros déjà attribués aux familles les plus nécessiteuses, plus une enveloppe spécifique de 48 millions d’euros). La proposition du Président de la République rejoint les attentes des familles ayant des enfants scolarisés dans l’ensemble des établissements français à l’étranger (établissements en gestion directe, conventionnés ou homologués par l’AEFE et CNED). C’est donc une ligne budgétaire de bourses dédiée, distincte de celle des crédits alloués aux bourses scolaires qui va être mise en place pour la prise en charge par la collectivité nationale du coût des études des élèves français scolarisés à l’étranger dans le second cycle dès la rentrée 2007. Devant désormais faire l’objet d’une inscription annuelle dans les projets de lois de finances, cette prise en charge sera inscrite dans le projet de loi de finances rectificative pour 2007 pro rata temporis des quatre derniers mois de l’année restant à couvrir. Bien que d’un mécanisme d’application similaire, ces crédits spécifiques resteront distincts de ceux de l’enveloppe globale des bourses scolaires. Ceci ne doit pas faire oublier la nécessaire augmentation du volume des bourses scolaires à hauteur de 2 millions d’euros et ce, dès la rentrée scolaire 2007.
ÉDITORIAL DE JUIN 2007 Et maintenant au travail ! A moins de deux semaines du premier tour des Législatives, nous constatons une grande mobilisation sur le terrain. Cela témoigne de l’impatience des Français à voir les réformes s’engager. Le projet de Nicolas Sarkozy continue à passionner les Français qui souhaitent sa mise en œuvre rapide. Le Gouvernement avance dans le respect des engagements du Président. Le premier exemple, c’est le service minimum pour lequel Nicolas Sarkozy s’est engagé. Il avait souhaité à la fois le respect du dialogue social et une mise en œuvre rapide du service minimum. Une loi cadre sera votée cet été. Cette loi cadre permettra aux acteurs concernés de débattre pour aboutir à un service minimum. Dans l’hypothèse où il n’y aurait pas d’accord, la solution instituant un service minimum serait retenue. Sur de nombreux autres sujets, le gouvernement avance vite. Un collectif budgétaire traduira la volonté d’un véritable choc fiscal avec une mesure très attendue en matière d’emploi et d’amélioration du pouvoir d’achat : la défiscalisation des heures supplémentaires. De même, la déduction des intérêts d’emprunt pour l’acquisition d’un logement est, elle aussi, très attendue. Concernant la sécurité, Rachida Dati, ministre de la justice, a confirmé la volonté d’agir dès cet été sur la multi-récidive, autre engagement du Président. Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, s’est prononcée très fortement sur l’autonomie des universités et la possibilité pour celles-ci d’avoir recours à des financements complémentaires. Sur la construction européenne, Nicolas Sarkozy a rencontré les principaux acteurs européens. La proposition d’un traité simplifié est aujourd’hui au centre des débats de l’Union européenne et pourrait faire l’objet d’un consensus européen. Les solutions avancées durant la campagne présidentielle sont actuellement sur la table des négociations. Un compromis devrait intervenir dans les prochaines semaines. Nicolas Sarkozy a été élu sur un projet. Ce projet
a été adopté par les Français. Il s’agit
maintenant de le mettre en œuvre. Pour cela, il faut une majorité !
ÉDITORIAL DE MAI 2007 Lettre ouverte au nouveau Président Monsieur le Président de la République, Durant cette campagne électorale, les Français de l’étranger ont acquis un véritable poids politique. Avec 941.364 inscrits, ils sont ainsi devenus le 7ème département français en nombre d’électeurs. Dès le 1er tour, ils vous ont placé en tête avec 38,49 % des suffrages exprimés. Et le 6 mai, c'est encore avec une très large majorité des voix que les Français de l’étranger ont confirmé le choix de leurs compatriotes de métropole et d’outre-mer en vous élisant à la plus haute charge de l’Etat. Vous savez combien cela compte pour nous. Par leur participation importante aux deux tours du scrutin présidentiel, les Français de l’étranger ont démontré leur attachement à la vie démocratique de leur pays. Désormais, il vous appartient de prendre en compte leurs attentes et d’y apporter les solutions que vous avez préconisées durant la campagne électorale concernant l’enseignement, les garanties sociales et fiscales des expatriés, leur sécurité, leur vie quotidienne, le renforcement des institutions qui les concernent. Enseignement Mieux que quiconque, vous savez combien nos compatriotes à l’étranger sont attachés à la qualité de l’enseignement français qui y est dispensé à travers le réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger. L’augmentation de 4.850 élèves en 2005 en est un signe. Il faut continuer de donner les moyens au réseau de fonctionner et aux familles françaises d’y scolariser leurs enfants. Il n'est pas normal qu'un enfant français soit exclu de notre système d'enseignement soit pour des raisons financières, soit pour des raisons géographiques. Dès la rentrée scolaire 2007, le coût des études des enfants français dans nos établissements à l'étranger doit être fortement diminué grâce, notamment, à une augmentation des bourses : l'Etat doit assumer son rôle et permettre d'offrir aux jeunes Français les meilleures études possibles. De la même manière, dans les prochaines années, il sera nécessaire d'augmenter l'offre pour présenter une meilleure couverture géographique de notre système d'éducation à l'étranger. Social D’autre part, les Français de l’étranger attachent une grande importance à la couverture des soins médicaux, notamment celle effectuée par la Caisse des Français de l’Etranger. Cet effort de solidarité nationale devra être poursuivi et renforcé. Tout comme vous, je ne partage pas l'idée que nos expatriés sont des privilégiés. Au contraire, afin d'aider les plus faibles de nos compatriotes, l'aide sociale doit être maintenue sinon augmenté. Il faut poursuivre l’amélioration de l’assistance sociale dans le but de rechercher les mêmes droits pour tous les Français. Le budget de l’aide sociale pour les Français de l’étranger se devrait d’être doublé. Par ailleurs, il faut résoudre de manière pérenne le problème spécifique de retraites et de salaires d’entreprises d’Etat non payés à certains de nos compatriotes en Afrique. Votre engagement à poursuivre la politique de conditionnement de l’aide publique française au respect des engagements en faveur du paiement des retraites et salaires à nos compatriotes pris par chaque Etat bénéficiaire est un signe fort. Sécurité Il ne faut surtout pas oublier, dans les priorités de nos compatriotes, la sécurité qui est devenue dans certaines zones, aujourd’hui, une préoccupation constante et quotidienne : la crise en Côte d’Ivoire, le raz de marée en Asie du sud-est, les attentats de Londres, le conflit entre le Liban et Israël et les enlèvements en Amérique latine l’ont cruellement rappelé ces dernières années. Notre solidarité nationale ne peut, en effet, s'arrêter aux frontières géographiques de notre pays. La création d'un fonds « assurance indemnisation des Français spoliés » que vous avez proposée doit voir le jour au plus vite. Parallèlement à cela, il faut améliorer notre système d’aide au retour en France et aider à la réinsertion de nos compatriotes par la création d’une structure unique au sein du ministère des affaires étrangères. Fiscalité Sur le dossier fiscal fondamental de la résidence unique que certains possèdent en France et qui représente un lien solide avec notre pays, le Groupe de travail Fiscalité (AFE-Bercy) que vous aviez mis en place en novembre 2004 a obtenu l'appellation « Habitation Unique en France ». Elle permet l'exonération de plus-value lors de sa cession. Par souci d'égalité, il faut maintenant agir pour que les Français de l’étranger soient soumis à l'avenir aux mêmes impositions et aux mêmes taxes que les Français de métropole pour leur habitation en France. Vie quotidienne Le renforcement du lien entre la République et ses expatriés doit s'opérer dans tous les domaines de la vie quotidienne : notre réseau doit davantage être au service des expatriés et leurs démarches simplifiées pour faire plus aisément valoir leurs droits. Les consulats doivent véritablement devenir les mairies des Français de l’étranger. Pour une communication moderne entre l'administration et les citoyens français à l'étranger, l'utilisation d'Internet devra être généralisée. Les consulats doivent utiliser cette technologie pour informer très régulièrement la communauté de leur ressort. Institutions Par ailleurs, il nous faut rééquilibrer la représentation parlementaire des expatriés et il faut également renforcer les pouvoirs de l’Assemblée des Français de l’étranger pour en faire une véritable assemblée délibérative et autonome. Pour renforcer ce poids des Français de l’étranger au Parlement, la création de sièges de députés des Français de l’étranger doit être engagée, mais là-dessus, la réforme constitutionnelle sera lourde et il convient de ne rien brusquer. Aujourd’hui, il y a une véritable volonté, tant au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger que parmi les communautés françaises expatriées que je rencontre régulièrement, de faire évoluer la représentation des Français de l’étranger. La création d’une Collectivité d’Outre-Frontière pourrait être l’une des solutions d’avenir pour donner une véritable ossature à la communauté française expatriée. Monsieur le Président de la République, dans votre courrier aux Français de l’étranger vous nous avez déclaré que « En améliorant votre vie au quotidien, en vous assurant une protection maximale, en garantissant vos droits, en renforçant les liens avec la République, je veux que soit pleinement reconnu ce que vous apportez à notre Patrie. » Vous pouvez compter sur ma mobilisation -ainsi que sur celles des parlementaires UMP représentant les Français de l’étranger- pour soutenir les réformes que vous allez engagées et dont la France a tant besoin. Nous savons pouvoir compter sur vous pour que les expatriés bénéficient de votre volonté d’améliorer leur vie et qu’ensemble, grâce à vous, tout devienne possible pour les Français de l’étranger ! *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Ce qui est en jeu dimanche 6 mai, c'est de décider de nous replier sur le passé ou de faire les choix de l'avenir, c'est de répéter les recettes d'hier qui ont échoué ou de mettre en œuvre les solutions qui ont marché partout ailleurs. Nicolas Sarkozy invite les Français à faire les choix de l'avenir. Dimanche 22 avril, un immense espoir s'est levé dans le pays et cet espoir dépasse tous les clivages de partis. La France a profondément besoin du rassemblement du peuple français pour relever les immenses défis qui sont les siens aujourd'hui. Pour toutes ces raisons, je vous appelle solennellement à vous mobiliser encore plus largement le 6 mai prochain pour manifester votre soutien massif à Nicolas Sarkozy. Il est le seul capable de mener les réformes indispensables pour développer la croissance et l’emploi ! Le seul à véritablement remettre les bonnes valeurs au centre de la société : le mérite, le travail, la récompense, l'autorité, le respect, le sens des autres et le sens du bien commun ! Et enfin, le seul capable d’affirmer et de faire respecter la position de la France dans un monde de plus en plus incertain !
ÉDITORIAL D'AVRIL 2007 L’heure du choix le plus important pour la France va sonner dans quelques semaines. Les 22 avril et 6 mai, 44,5 millions d’électeurs sont appelés à désigner pour les cinq années à venir celui ou celle qui dirigera le pays et parmi eux, 941.364 Français de l’étranger. Alors que la campagne électorale officielle débute le 9 avril, je souhaiterais auparavant mettre en lumière quelques points de cette pré-campagne. * * * Tout d’abord, ce qui frappe c’est le poids électoral sans précédent qu’ont pris les expatriés. Avec 941.364 inscrits, les Français de l’étranger représentent désormais le 7ème département français le plus important, en terme d’électeurs, juste après le Rhône (1.046.332) et la Gironde (962.033) et avant les Hauts-de-Seine (923.893) et les Yvelines (908.544). Avec une progression de 17,7 % des inscriptions sur les listes électorales consulaires par rapport à 2006, les Français de l’étranger ont réalisé la plus forte augmentation, loin devant la métropole -le record est à Paris avec 9,6 % d’augmentation- et l’Outre-Mer où le record est détenu par Mayotte avec 11,9 %. * * * Le deuxième élément, peut-être plus anecdotique, a été la course des candidats potentiels pour obtenir les 500 signatures d’élus. Les élus des Français de l’étranger (12 sénateurs et 153 conseillers à l’AFE) n’ont pas échappé au démarchage intensif et ce, jusqu’à la dernière minute. Et il y a un candidat qui doit sa qualification -par le Conseil Constitutionnel- aux signatures des élus des Français de l’étranger : c’est José Bové ! Le candidat altermondialiste n’a en effet recueilli que 502 signatures, dont cinq provenant d’élus de l’AFE, obtenues à l’arrachée le dernier jour. José Bové a remercié les Français de l’étranger pour leurs signatures lors d’une émission sur Canal+. * * * Le troisième et dernier élément est la campagne électorale proprement dite en direction des Français de l’étranger. Tout d’abord, il y a eu la campagne pour inciter les Français de l’étranger à s’inscrire sur les listes électorales qui a été lancée à l’automne 2006 par le ministère des affaires étrangères avec le soutien de l’UFE et de l’ADFE. Elle a, de toute évidence, porté ses fruits. Ensuite, c’est la campagne que mènent depuis le début de l’année auprès des Français de l’étranger les candidats eux-mêmes. Ils s’intéressent aux expatriés, espérant qu’ils seront nombreux à voter pour eux. A ce jour, François Bayrou, Marie-George Buffet, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont fait des propositions concrètes en direction des expatriés et leur ont adressé un message. La campagne s’est également manifestée -et pour la première fois- par des meetings électoraux tenus par les candidats eux-mêmes hors de France. Ils ont rencontré un vrai succès. N’oublions pas toutes les réunions qu’organisent les nombreux comités de soutien aux différents candidats. * * * En Italie, ce sont les expatriés qui ont fait basculé la majorité aux dernières élections législatives et sénatoriales ! Alors les 22 avril et 6 mai, détenteurs pour la première fois d’un poids électoral considérable, les Français de l’étranger feront entendre leur voix avec toute la force de leur conviction. Aux urnes citoyens !
ÉDITORIAL DE MARS 2007 L’élection présidentielle est toujours un moment fort en France et pour la France. Elle le sera encore plus cette année. Car nous devons changer de cap si nous voulons conserver notre rang dans le monde. Je crois que nous sommes prêts à ce changement, j’aimerais que tous nos concitoyens en soient également convaincus. Pour réaliser cette rupture -de mon point de vue- nous aurons deux ans (2007 et 2008) pendant lesquels il faudra insuffler les réformes structurelles indispensables et urgentes. Replacer l’économie au
cœur de notre projet Reprendre notre rôle moteur en
Europe Encourager la jeunesse à être
acteur dans son avenir Favoriser l’expatriation
ÉDITORIAL DE FEVRIER 2007 La Chine, l’Inde et à un moindre degré le Brésil sont entrés par "effraction" dans le paysage économique et politique de la planète. Parlons de la Chine. Elle le fait sans complexe. Pourtant nombreux sont ceux qui vous recommandent de ne pas aborder avec vos interlocuteurs de ce pays les trois sujets qui fâchent : le Tibet, les droits de l’homme et Taïwan, si l’on veut être écouté. Alibis de beaucoup d’occidentaux pour rassurer leur bonne conscience quand ils avancent que le phénoménal développement de ce pays de un milliard et quatre cent millions d’individus n’a pu se faire qu’aux dépends des chinois pauvres et laissés pour compte. Cela ne saurait suffire et justifier une myopie coupable ! Depuis une dizaine d’années, tout a explosé en Chine sauf – peut être- le paysage politique. On ne le dira jamais assez. On passe d’une mégapole à une autre, on croise des individus (publics mais de plus en plus privés) responsables et une population qui croient en l’avenir. La morosité n’est pas une caractéristique chinoise. Nous sommes en train de changer d’époque. Nous sommes dans une nouvelle "Renaissance". L’Europe doit s’en persuader et saisir la chance que cette mondialisation représente. Quoi qu’il advienne, la Chine nous interpelle et cela très fortement. "La politique est l’art des équilibres" dit on. Les vingt sept pays de l’Europe sont ils en mesure de s’unir et leurs populations de se motiver pour être à la hauteur d’un partenariat crédible. C’est la question que l’on peut se poser ? Michel Guerry
ÉDITORIAL DE JANVIER 2007 En ce début d’année mes vœux les plus chaleureux vont à toutes celles et tous ceux qui, à l’étranger, portent les couleurs de la France et au premier rang desquels les Françaises et Français qui résident dans des zones de crises ou de guerre. En France, ce début d’année est l’occasion pour moi de rappeler à tous les candidats à l’élection présidentielle -et au mien en particulier- ce que les 2.300.000 Français de l’étranger attendent comme changements. Les 22 avril et 6 mai prochains, les candidats solliciteront des Français la plus haute charge de la République pour diriger l’Etat pendant les cinq prochaines années. Pour la première fois, à l’occasion de l’élection présidentielle, les Français de l’étranger représenteront un certain poids politique. En effet, à la fin de 2006, les listes électorales consulaires comptaient 829.419 inscrits, dont 692.787 ayant choisi de voter à l’étranger pour l’élection présidentielle et 136.632 en France. De ce fait, les Français de l’étranger, qui étaient au 34ème rang des électeurs français, se retrouvent désormais à la 11ème place, juste après la Seine-Maritime (853.942 électeurs) et devant la Seine-et-Marne (757.205 électeurs). Cette position impose dès lors à chaque candidat, d’une part, de prendre des engagements et, d’autre part, de les respecter. Si les revendications des Français de l’étranger sont le plus souvent liées à la zone géographique dans laquelle ils sont établis, elles demeurent néanmoins constantes. Nos compatriotes à l’étranger sont très attachés, d’une part, à la qualité de l’enseignement français qui y est dispensé à travers le réseau de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger. Il faut continuer de donner les moyens au réseau de fonctionner et aux familles françaises d’y scolariser leurs enfants. D’autre part, ils attachent une grande importance à la couverture des soins médicaux, notamment celle effectuée par la Caisse des Français de l’Etranger. Cet effort de solidarité nationale devra être poursuivi et renforcé. Il ne faut surtout pas oublier, dans les priorités de nos compatriotes, la sécurité qui est devenue dans certaines zones, aujourd’hui, une préoccupation constante et quotidienne ; la crise en Côte d’Ivoire, le raz de marée en Asie du sud-est, les attentats de Londres et le conflit entre le Liban et Israël l’ont cruellement rappelé ces dernières années. A ce titre, la d’un fonds de garantie en faveur des Français établis hors de France spoliés de leurs biens est plus que nécessaire. Par ailleurs, il faut rééquilibrer, à l’Assemblée nationale, la représentation parlementaire des expatriés et il faut également renforcer les pouvoirs de l’Assemblée des Français de l’étranger pour en faire une véritable assemblée délibérative et autonome. Aujourd’hui, il y a une véritable volonté, tant au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger que parmi les communautés françaises expatriées que je rencontre régulièrement, de faire évoluer la représentation des Français de l’étranger. C’est pourquoi, la création d’une Collectivité d’Outre-Frontière me paraît être une solution d’avenir pour donner une véritable ossature à la communauté française expatriée. Pour renforcer ce poids des Français de l’étranger au Parlement, il est temps aujourd’hui de créer des sièges de députés des Français de l’étranger, mais là-dessus, la réforme constitutionnelle sera lourde et il convient de ne rien brusquer. Enfin, les candidats devront s’engager à mieux faire connaître aux Français de métropole, la réalité des Français établis hors de France. Ils sont l’atout incontestable de notre rayonnement économique et surtout l’enjeu majeur de notre survie dans la mondialisation. L’expatriation est un pari. Les Français qui la choisissent le font aussi pour porter les valeurs de la France hors de nos frontières. En somme, si les candidats souhaitent que les Français de l’étranger s’intéressent à eux ; il leur faut s’intéresser aux Français de l’étranger ! C’est désormais à eux de jouer et à nous de voter… Michel Guerry
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