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Compte-Rendu
de la mission aux Etats Unis
(San Francisco)
du 26 janvier au 30 janvier 2003.
Accompagné du sénateur
Christian Cointat pour partie à San Francisco, la mission du sénateur
Guerrya été principalement orientée vers les aspects
de l'enseignement.
A ce sujet, il été
dit, lors des discussion, , qu'une famille de deux enfants avec des revenus
de 80 000 $ ne pouvait pas obtenir de bourses mais ne pouvait non plus
faire face aux coûts de scolarité.
Les écoles catholiques
qui sont subventionnées très largement leur Eglise sont
à moitié du prix d'écolage des autres établissements
.
Les élèves
qui quittent nos établissements ne reviennent plus.
Comme un grand nombre de
nos familles ne peuvent pas envoyer leurs enfants dans nos écoles,
mais qu'elles veulent conserver l'acquit du français, elles souhaiteraient
qu'un programme C.N.E.D. adapté soit mis en place.
Dans le domaine économique,
il faut signaler que la crise dure depuis 35 mois, celle de 1929 n'avait
duré que 32 mois, il s'agit donc d'une crise historique.
La conséquence de
la position de la France sur la guerre envisagée avec l'Irak, des
français peuvent subir des vexations (s'apparentant au délit
de faciès), ce qui est pour le moins désagréable.
Ecole
franco-américaine de la Silicon Valley (FASSV)
Ecole maternelle et primaire
fondée en 1993 située à Sunnyvale. Directeur Bernard
Moreau
Petite école homologuée
de 129 élèves dont 42 en maternelle et un tiers de français
et de binationaux.
Les frais de scolarité
sont de 12 000 $ environ. A noter que les écoles catholiques du
secteur sont à la moitié de ce prix car elles sont subventionnées
par l'Eglise.
En conséquence, un ménage avec 2 enfants dont les revenus
annuels sont de 80 000$ ne peuvent pas mettre leurs enfants dans cet établissement.
Les ménages dont les revenus sont plus faibles ne peuveuvent pas
habiter dans ce secteur, les loyers y étant prohibitifs. Il n'y
a que trois enfants boursiers. La crise, suite à la récession
frappant la Silicon Valley depuis deux ans, a asséché la
liste d'attente, mais pourtant le directeur n'est pas trop pessimiste.
Les écoles publiques américaines de la région de
Palo Alto sont par ailleurs de très bonne qualité.
École
Internationale de la Péninsule, Palo Alto.
Ecole maternelle élémentaire
et collège fondée en 1979 à Palo Alto.
Chef d'établissement
: Ellen Fournier.
Ecole homologuée
de 481 élèves dont 389 en section française qui comprend
60 % de français ou binationaux. (32 % de ceux-ci étant
binationaux).
La caractéristique
de cet établissement est l'existence d'une section chinoise créée
en 1996.(10 à 15 % d'enfants chinois)
Il y a trente-sept boursiers dont cinq à 100%. Il existe aussi
des bourses internes.
Jusqu'à très
récemment, de vingt à trente familles françaises
nouvelles arrivaient par an et inscrivaient leurs enfants à l'école.
Cette année, il n'y en a eu que 4.
Se pose le problème des revenus des familles qui ne peuvent plus
payer. Il y a eu soixante neuf départs de familles françaises
l'année dernière. Les élèves qui partent et
qui vont alors dans l'enseignement public sont définitivement perdus
pour le réseau français.
Ecole
Bilingue de Berkeley
Ecole de la Maternelle
à la 4ième, fondée en 1977. Chef d'établissement
: M. Frédéric Canadas. Ecole homologuée de cinq cents
trois élèves.
Les mêmes problèmes que ceux des deux autres établissements
se posent à Berkeley, peut être avec un peu moins d'acuité,
la zone de recrutement des élèves étant moins élitiste
que la Silicon Valley, sur tout en terme de coûts de la vie, (loyers).
L'Exploratorium
Sorte de Palais de la Découverte
cet établissement est dirigé par un français, Goéry
Delacôte, normalien, ancien Directeur Scientifique au C.N.R.S. successeur
à l'Exploratorium de Frank Oppenheimer.
Il est au conseil d'établissement
du Lycée La Pérouse et c'est plutôt à ce titre
que nous lui l'avons rencontré car il est très impliqué
dans tout ce qui est éducation en Californie. Il connaît
bien notre milieu politique français, en particulier Jacques Valade,
et nous aurions sans doute intérêt à l'entendre sur
le sujet de la réforme de notre système de Recherche en
France.
Meeting à la Chambre
de Commerce Franco Américaine de SanFrancisco : F.A.C.C.
Président : Didier
Perez.
Discussion sur la représentation
des français de l'étranger. Le problème de l'enseignement
est récurrent, c'est à dire son coût par rapport aux
revenus moyens des expatriés.
Le chômage en Californie
est le double de celui des U.S.A. globalement, c'est à dire d'un
peu moins de 10 %.
La récession actuelle devrait durer encore deux ans sans qu'il
soit exclu de voir l'économie redémarrer brusquement en
quelques mois, tant la réaction des américains est imprévisible..
Le board de la Chambre
prendra contact régulièrement avec l'U.F.E. pour faire passer
les messages concernant la communauté française des affaires.
La guerre avec l'Irak ne semble pas inéluctable à nos interlocuteurs.
Interrogés sur une répercussion sur l'économie de
la Californie, ils pensent de façon unanime que cela n'aura pas
d'effet très sensible.
Lycée International
franco-américain (FAIS)
Le lycée est le
successeur de l'école bilinge créée par Claude Reboul
et dirigée par Jeannette Rouger. Il y a 900 élèves,
une section chinoise. Mme Jane Camblin de nationalité anglaise
en est le proviseur.
C'est un lycée homologué
mais non conventionné. Ce déconventionnement a été
demandé et obtenu d'un commun accord Agence/Lycée pour des
raisons américaines de gestion administrative et de souplesse,
par exemple en ce qui concerne le choix et la nomination du proviseur.
Le lycée tient cependant particulièrement au bilinguisme
et au biculturalisme. Les parents français que nous avons rencontrés
sont très satisfaits du lycée. Sur 80 élèves
passant le baccalauréat, 20 ont choisi le bac français.
La motivation des familles
non françaises à mettre leurs enfants dans ce lycée,
tient à la rigueur des programmes et des méthodes pédagogiques
du système français et son ouverture au monde.
Frais de scolarité
élevés : 12900 à15600 $.
Le déconventionnement
a coûté 200 000$ à l'établissement.
Difficulté avec l'Agence : le Board tient à désigner
le proviseur.
Bay Accueil
Sophie Braccini, présidente.
Mme Troy ex présidente.
Bay Accueil regroupe 200
familles dont les revenus sont entre 80 et 400 000 $
La moitié de ces familles mettent leurs enfants dans des écoles
américaines.
Outre les activités
habituelles, B.A.donne des informations sur les élections, sur.
les retraites aux U.S.A..Le dossier de retraite est à déposer
à Baltimore qui donnera la totalisation des points de retraite.(
voir nos délégués)
Autre problème soulevé,
celui du chômage. Pour nos compatriotes ne possédant pas
de carte verte,et qui deviennent chômeurs, ils ont 3 mois pour trouver
un nouvel emploi sinon ils doivent quitter le pays. On considère
que si l'on perd son emploi aux U.S.A., il faut avoirdeux ans de revenus
devant soi poour avoir une chance de s'en sortir correctement.
Lycée
Français LA PEROUSE
Proviseur: Michèle
Cragnola
Sept cents élèves,
très bel établissement.
Réunion avec les
enseignants, les parents d'élèves, les représentants
des élèves.
Pour tenir compte des lois
américaines, nos lycées ont été déconventionnés.
Ce sont donc des établissements homologués, ce qui pose
des problèmes financiers.
Inquiétude des enseignants
quant à leur changement de statut, perte des avantages médicaux,
retraite.(cf. note du ministère de l'E.N. du 17 décembre
2002).
Remarques générales
et très grande inquiétude quant au coût de la vie,
principalement aux niveaux atteints par les loyers
Communauté
française
Rencontre avec les parents
d'élèves représentant l'ensemble des établissements
français.
Françoise Lejeune
; Catherine Santos de Silva ; Elisabeth Sur ; Harold Michineau.
Une pétition réclamant
une meilleure prise en compte des familles à revenus intermédiaires
est en circulation. Déjà 250 parents ont signé cette
pétition et beaucoup d'autres le feront. Pétition qui sera
envoyée au ministère des Affaires Etrangères en demandant
l'intervention du ministère de l'Education Nationale.
Dîner UFE : Dîner
organisé par Jean-Claude Zambelli président de l'UFE de
San Francisco qui a regroupé environ 100 adhérents.
Silicon Valley : Association
de dirigeants d'entreprise de haut niveau. Il y a 70 français qui
dirigent des entreprises significatives sur la côte ouest, qui vivent
cette expérience extraordinaire des entrepreneurs aux U .S.A.
Ligue
Henri IV
Président : Edouard
Serres.
Il s'agit d'une société
d'Entraide Mutuelle, créée en 1895, quipossède les
bâtiments de l'Alliance Française et un capital important
(12 M$) qu'elle fait fructifier. uvre caritative.
Compte-Rendu de la mission au Mexique
(Mexico)
du 31 janvier au 2 février 2003.
Visite
du Lycée franco-mexicain
Président du comité
de gestion: Claude Le Brun. Vice-président : Francis Javelly
Proviseur: Pierre Thomas
Le lycée est une
très belle réalisation, probablement une des mieux équipée
que nous ayons dans le circuit.
La section française
a programme français compte 2500 élèves dont 1000
français (311 boursiers).
La section bilingue, à
programme mexicain compte 300 élèves.
Il existe une section technique
préparant au BTS maintenance industrielle qui fonctionne depuis
4 ans avec 10 à 15 élèves. Le financement est assuré
par des sociétés françaises: Sidel, Eurocopter, Bic,
Degrémont, Sanofi, Legrand.
Cette section technique
sera remplacée par une section Maintenance, Après-Vente
Automobile (MAVA) pour laquelle un agent technique est demandé.
Alliance
française
Gérard Saurin directeur
culturel. Très important réseau au Mexique Public d'intellectuels
et d'artistes à l'IFAL (Institut Français d'Amérique
Latine) 5000 étudiants.
Les locaux appartiennent
à l'état français.
Déjeuner
de travail
Présidé par
Gilles Bienvenu chargé d'affaires avec les chefs de service de
l'ambassade.
Tour d'horizon sur la situation
au Mexique.
Visite
du Consulat
Une quarantaine d'aides
dans le cadre du C.C.P.A.S.
Très importante
campagne pour l'immatriculation, qui a porté ses fruits.
La mission au Mexique a été
de courte durée.
La France et la culture française
est très bien implantée et très vivante. Nous avons
là une bonne image de la France.
Les mêmes problèmes de coût
des scolarités qu'aux U.S.A. ont été souvent soulevés,
de même que la gestion sans doute un peu luxueuse de l'établissement.
Les français installés ou
les expatriés semblent satisfaits de leur situation à Mexico.
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