Alliance Française de Kampala





Directeur :Didier MARTIN


RAPPORT D’ACTIVITES 2002 24.01.2003


  1. Commentaires

  2. Perspectives


  1. COMMENTAIRES
 

    Cours de langue française

     


Une vingtaine de professeurs vacataires encadrés par un directeur des cours employé à plein temps assure les cours de FLE/FOS et de traduction. Leur niveau de langue et leurs compétences sont variable mais globalement satisfaisantes.


L’année 2002 a vu le nombre d’étudiants inscrits augmenter considérablement au premier trimestre puis plafonner lors des trois sessions trimestrielles suivantes.


Le développement de ce secteur fondamental de nos activités a été rendu possible par l’arrivé d’un volontaire français chargé de la formation des professeurs, de l’animation et de la rénovation pédagogique.


Un effort tout particulier a été porté au dispositif de communication de l’information vers les publics potentiels, à l’accueil ainsi qu’au suivi quotidien des apprentissages, sans négliger l’évaluation (test de niveau initial et bilan trimestriel) et la formation des professeurs en interne mais également avec le soutien du Service de Coopération et d’Action Culturelle pour l’organisation d’un stage de formation FLE d’une semaine animé par une missionnaire du Cavilam. Un dépliant présentant l’offre de formation et d’évaluation est largement distribué. Une réceptionniste est chargée de l’accueil et de l’information du public.


Dès janvier 2002, les horaires de cours et d’ouverture de l’établissement ont été modifiés afin de répondre aux besoins des publics. L’Alliance est désormais ouverte de 10h à 19h, du lundi au samedi, avec possibilité de cours de 8h à 10h et de 19h à 20h.


Les capacités de progression sont réelles mais elles ne peuvent malheureusement concerner que les cours extérieurs, les sept salles de cours à notre disposition étant au maximum de leurs capacités d’accueil, d’ailleurs réduites.


La validité de notre politique consistant à recentrer les certifications délivrées sur des certifications internationales se confirme par les succès qualitatif et quantitatif des sessions d’examens de l’Alliance Française de Paris.


Les activités de traduction ont pris un essor considérable et contribuent à donner à l’Alliance une image plus professionnelle et à crédibiliser son savoir-faire.


Activités culturelles


Les orientations de la programmation culturelle sont définies en accord avec le SCAC. Les moments forts étant la semaine de la Francophonie et la Fête de la Musique. En 2002, se sont ajoutées deux manifestations prévues annuellement : le Festival de Percussions et le Festival du Film français et africain.


Graduellement, une logique de programmes en partenariat s’installe : le programme « l’Artiste du mois » se construit en partenariat avec l’Uganda Artist Association ; les journées mensuelles du film s’organisent avec l’Uganda Film and Television Institute et le National Theatre.


Les domaines d’intervention sont centrés autour des arts visuels, de la danse contemporaine, du cinéma et de la musique avec notamment un programme de valorisation du patrimoine ougandais.


Les opérations de diffusion artistique, qui s’inscrivent dans le cadre des tournées régionales subventionnées par le Ministère des Affaires Etrangères et l’AFAA sont systématiquement enrichies d’un volet mettant en évidence la valeur de la production locale afin de concrétiser nos objectifs de renforcement des échanges artistiques.


Centre de ressources


Malgré des efforts de formation du personnel (stage d’information/observation à la Maison Française de Nairobi) le Centre de Ressources ne dispose pas du personnel compétent indispensable à sa modernisation. Le don par l’Ambassade de trois postes informatiques devrait permettre l’ouverture prochaine d’une section CD Rom. La section audio, destinée prioritairement aux programmateurs des stations FM partenaires du SCAC pourra être constituée dès réception d’une commande retardée par le gel momentané des crédits de titre IV.


Publications


Le nouveau format de la revue trimestrielle gratuite « Rendez-Vous » distribuée à 1200 exemplaires rencontre un vif succès. Accessible aux non-francophones, elle aborde des sujets mettant en valeur les interactions entre l’Ouganda, la France et le Monde francophone dans les domaines culturel, artistique, scientifique et économique. Le Conseil d’Administration aura prochainement à débattre de l’équilibre à réaliser entre les langues française et anglaise quant à leurs places respectives dans les diverses productions de l’Alliance.


Communication


Outre un programme mensuel distribué à 2000 exemplaires, nos publics sont tenus informés de nos activités par l’envoi de courriers électroniques et de textos. Nos programmes figurent également sur le site de www.musicuganda.com et dans bon nombre de lettres d’information électroniques.


Un cours de français pour les journalistes, subventionné par le SCAC, contribue largement à faciliter l’accès aux médias. Un suivi indispensable est assuré par une jeune ougandaise bilingue chargée de la communication. Le volontaire international chargé de l’animation culturelle coordonne les activités du secteur culturel et de la communication et assure la conception de nos productions.

Locaux


L’Alliance est située au centre-ville au premier étage du National Theatre. Ce bâtiment vétuste dispose d’un théâtre de 400 places et d’un vaste parking. Toutefois, ce quartier à caractère majoritairement administratif se vide à la nuit tombée ce qui n’incite guère le public à fréquenter les lieux. L’Alliance Française elle-même manque cruellement de visibilité et souffre de l’étroitesse des locaux: quatre des sept salles de cours sont localisées dans l’enceinte du théâtre mais détachées des locaux de l’Alliance. Il est à craindre que les conditions d’accueil (coupures d’électricité, infiltrations d’eau, bruit excessif, sanitaires insalubres) ne rebutent certains étudiants ou utilisateurs potentiels.


Dans ce contexte-là, l’Alliance se doit d’aller à la rencontre des publics étudiants en multipliant et professionnalisant son offre de cours en entreprises, de cours en partenariat (Ecole Française, etc…) et de cours institutionnels (Ministères, médias, etc…)

Les lieux d’accueil des manifestations culturelles sont choisis prioritairement en fonction des publics visés et de l’engagement des partenaires: Fine Art Gallery (Université de Makerere), National Theatre, Ecole Française, Sharing Youth Centre (centre social).


Gestion

Le compte de résultats pour l’année 2002 fait apparaître un fonds de réserve de 68 000 euros environ correspondant à 5,7 mois de fonctionnement.


Cet effort de renforcement du fonds de réserve sera poursuivi en 2003 afin de préparer, dans les meilleures conditions possibles, l’éventuelle relocalisation de l’Alliance et les multiples et lourdes dépenses d’équipement qui l’accompagneront.


Vie de l’Association


L’intérêt renouvelé des membres du conseil d’administration pour les activités de l’association s’est manifesté successivement lors d’un dîner à l’invitation de l’Ambassadeur et au cours des réunions tenues en présence de la Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle.


De nouveaux statuts ont été approuvés par le Conseil d’Administration de l’Alliance Française de Paris en mars. L’assemblée générale des membres (70 environ plus 200 membres étudiants) a élu un nouveau Conseil d’Administration en septembre, conformément aux statuts.


L’expertise et le réseau relationnel de chacun des membres est mis à contribution dans les domaines de la gestion et de la comptabilité, de la programmation culturelle, de la réglementation locale (impôts, couverture sociale, assurance), et de la vie de l’association (recherche de sponsors, renouvellement du comité).


Ambassade


Le directeur de l’Alliance étant également attaché culturel, le partenariat entre les deux institutions s’en trouve naturellement renforcé.


L’Alliance apparaît comme opérateur artistique du SCAC pour des manifestations d’importance comme la Fête de la Musique, la Semaine de la Francophonie ou le Festival du Film. Elle est également relais de formation pour des cours de français destinés à des institutions locales telles que ministères, forces armées ou mairie.


La formation des professeurs ne pourrait s’envisager sans le soutien du SCAC tout comme la constitution des jurys d’examens spécialisés.


Enfin, il est à noter que l’évident intérêt que porte l’Ambassade et son SCAC à la vie de l’Alliance s’est manifesté pleinement lorsque des restrictions budgétaires ont occasionné une baisse de 20% du montant de la subvention de fonctionnement versée par le Ministère des Affaires Etrangère pour l’année 2002.


Le SCAC a alors compensé, sur ses fonds propres, ce manque à gagner qui aurait contraint l’Alliance à réduire ses activités.


Implantation à Mbarara

L’ouverture à Mbarara (deuxième ville du pays, située sur l’axe routier reliant Kampala à Kigali) d’une probable future Alliance Française est à prendre en considération afin d’intégrer cet élément lors du montage d’opérations relevant des domaines artistique, documentaire ou de formation.


L’Alliance de Kampala soutient l’annexe de Mbarara en proposant des activités culturelles (concerts, expositions), et en mettant à disposition son expertise dans les domaines de la formation des professeurs, de l’évaluation, de la communication et de la gestion.

  1. PERSPECTIVES


Dans le domaine de l’évaluation des compétences en langue française l’Alliance, en accord avec le SCAC, étudiera la faisabilité de l’introduction en 2003 des certifications DELF–DALF et TEF/CCIP.


Dors et déjà, des manifestations destinées à la promotion de la culture scientifique sont programmées pour 2003, sur la base de partenariats locaux ou dans le cadre de l’itinérance d’expositions conçues en France.


Une seconde génération du site Internet, d’une conception optimisée et en version bilingue verra le jour au début de l’année 2003. Il constituera une plateforme interactive à nos actions de communication, englobant l’ensemble des secteurs d’intervention.


L’identification d’un nouveau responsable du Centre de Ressource, en liaison avec la School of library de l’Université de Makerere, est en cours. Le recrutement d’un professionnel qualifié devrait donner un second souffle à cet outil indispensable.


Au vu de la montée en puissance du volume des activités de l’Alliance : intérêt croissant pour l’apprentissage du français, élargissement et augmentation du public demandeur de manifestations culturelles et artistiques, émergence de créateurs et d’opérateurs culturels, contexte général plutôt favorable à la croissance d’un pôle culturel francophone, il paraît raisonnable de penser le futur proche de l’Alliance dans une relocalisation sur un site dont elle aura l’usage exclusif et la maîtrise du fonctionnement. Un pré-dossier de demande de subvention d’investissement sur les crédits de titre VI a été transmis au Ministère des Affaires Etrangères, la contrepartie locale étant constituée par la mise à disposition éventuelle d’un terrain bâti par le City Council of Kampala pour une opération de rénovation/construction.

Didier MARTIN
Directeur