Message de François Matteï,
ministre de la santé,
aux participants du colloque sur le SIDA
organisé par l’association
Gandeepam

Mesdames, Messieurs,

J'ai le plaisir, malgré la distance, de vous adresser en cette journée mes plus vives salutations.

Je les adresse tout d'abord aux organisateurs de cette rencontre.

Je souhaite également remercier M. le Sénateur Michel GUERRY pour sa présence et sa participation

Votre réunion est un exemple de ce que doit être la lutte contre le sida. Elle doit mobiliser sans relâche l'ensemble des acteurs car elle concerne les forces vives des pays, qu'il s'agisse des enfants, des femmes, et des hommes.

Il ne s'agit plus seulement d'un fléau de santé publique, mais hélas, d'un véritable. problème de société qui concerne l'ensemble de l'humanité. Les chiffres sont dramatiques, vous les connaissez tous.

Si la pandémie est mondiale, elle touche aujourd'hui principalement le continent africain.

L'Asie sera, hélas la prochaine grande victime si la situation se poursuit en l'état. Votre pays doit anticiper et le faire avec courage.

La France a, depuis l'apparition du VIH/SIDA pris la mesure- de ses ravages.

Elle n'a cessé ses efforts pour tenter d'en limiter les conséquences dramatiques sur les pays en voie de développement.

Longtemps isolée, elle a fini par se faire entendre.

Son approche équilibrée qui vise a renforcer l'accès aux traitements est désormais largement partagée par les principaux acteurs, qu'ils soient bilatéraux ou multilatéraux.

L'Organisation Mondiale de la santé ne vient elle pas d'annoncer qu'elle se fixait pour objectif la mise sous traitement de 3 millions de malades d'ici 2005.

L'action de la France s'inscrit dans cette logique. Le Ministère dont j'ai la responsabilité a lancé le programme ESTHER qui vise à venir en aide aux malades par un réseau de jumelages hospitaliers entre le Nord et le Sud.

Ce réseau a pour ambition de faciliter les formations et les prises en charge des malades.

De façon générale, l'action de la France va connaître aux cours des prochaines années, une augmentation sensible dans ce domaine. Notre pays triplera en 2004 sa contribution au Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Elle représentera 150 millions d'euros par an et fera de la France l'un de ses plus importants contributeurs. L'idée étant qu'une telle pandémie ne peut être combattue qu'à travers une mobilisation la plus large possible.

Seules les organisations à vocation universelle sont à même d'y parvenir.

Nous soutenons donc tous ceux qui en cette journée de mobilisation luttent infatigablement pour favoriser le traitement et la prévention contre le VIH/SIDA.

Il faut désormais-faire davantage en faveur de leurs traitements et de leurs accès aux soins.

Je ne vous dirai pas que c'est facile. Chaque malade, chaque homme, chaque femme, chaque enfant est un cas particulier. Chaque vie doit être sauvée, quel qu'en soit son prix.

Je vous remercie pour votre mobilisation et pour vos efforts pour tenter de combattre le fléau que constitue à travers le monde cette terrible pandémie.