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Compte Rendu de Mission en Inde : Ayant eu l’occasion de rencontrer, à différentes reprises, le P.D.G. de la C.F.A.O. (Comptoirs Français de l’Afrique de l’Ouest), M. Alain Viry et l’un de ses conseillers, le biologiste Gérard Bailly, ce dernier m’a convaincu de l’accompagner en Inde, à Madurai, car au plan du sida, « il se passait quelque chose » (consultez le rapport et les observations de Gérard Bailly en annexe). Gérard Bailly a mis en place pour la C.F.A.O., en Afrique, un plan de dépistage et de soins pour les employés de la société C.F.A.O.qui commençaient à être décimés par la maladie. Tout en soulignant l’aspect humanitaire du problème il était apparu incontournable pour les pays, ne fut-ce qu’en bonne gestion des ressources humaines, d’agir efficacement en matière préventive et de soigner activement les personnes atteintes par la maladie. GANDEEPAMLes participantsGandeepam est une ONG indienne qui soigne des malades à partir de la médecine traditionnelle : psoriasis, cancer, sida etc. Elle a organisé un meeting à l’occasion de la journée mondiale du Sida : International Meet on Prevention, Care and Control of HIV/AIDS du 4 au 6 décembre 2003. Gandeepam a été initiée par le Dr Partha Sarathy et le Dr V. Ramani. Son siége est à Kilavayal dans le sud de l’Inde, à 70 km de Maidura (Province du TAMIL NADU). Pour les soins, ils sont partis d’une médecine traditionnelle appelée SIDDHA- le nom n’a rien à voir avec la maladie homonyme-. Deux médecins femmes diplômées de l’école de médecine SIDDHA (cinq ans d’études) travaillent dans ces centres. Seuls le Dr Ramani et son frère connaissent les secrets complets des formules utilisées. V. Ramani a monté un centre important de recherche et de soins sur une propriété ayant appartenu à sa famille. La base des soins est issue de la médecine traditionnelle appelée SIDDHA. V. RAMANI descendant d’une famille de tradipraticiens et lui-même initié dans les plus hautes sphères de la tradition Siddha s’est investi d’une responsabilité vis à vis de sa communauté. Le meeting est organisé dans le Centre de Gandeepam, véritable village indien au sein duquel se trouve un centre de soins, (une trentaine de lits et 15000 consultations par an). Démarrée en 1992, Gandeepam a évolué pour maintenant avoir un impact important sur le développement rural, sur l’amélioration de la condition féminine et la santé, par l’éducation, la promotion et la mise en culture. Le rayonnement de Gandeepam, 10 ans après son lancement s’étend sur 450 villages et 50 000 foyers. Le chairman de l’Association, Dr Partha Sarathy est un notable en Inde, fils du Premier Ministre de Nehru. C’est un industriel résidant à Bangalore.Le Président et le comité ont réuni 500 participants ainsi que des autorités régionales et fédérales indiennes dont, M. DIG VIJAY SINGH, Secrétaire d’Etat Fédéral des Affaires Etrangères. M. THIRU THANAWAI SUNDARAM, Ministre de la Santé et de la Famille du gouvernement du Tamil Nadu. M. SUDHARSHAN NACHIAPPAN membre du Parlement indien Dr VELUCHAMY, Directeur du Centre de recherche de l’Institut SIDDHA. Dr K. PALNI CHAMY, Directeur-adjoint du Programme de lutte contre le sida de l’état de Tamil Nadu. Un certain nombre d’autres d’intervenants nationaux et étrangers qui connaissant Gandeepam ont assisté et sont intervenues : C'est devant ces personnalités que le message de M. Jean-François MATTEI a été lu, en français et en anglais) dès le début du séminaire. Dr Henry SACKS, Director de Mount Sinaï School of Medecine, New York, USA.. Chargé de mission auprès du National Institute of Health (N.I.H). Il est venu avec une proposition d’investissement dans un programme de recherche en coopération avec Gandeepam ( 250 000 $ sur 2 ans ); Ceci en coopération avec la FIAR The Foundation for Integrative AIDS Research. Son Directeur, George CARTER était aussi présent. Un ressortissant australien représentait les intérêts de la communauté des « malades vivant avec le sida. » Les interventionsDr Luosang, Professeur à l’Université de Médecine traditionnelle de Chengdu en Chine, chef de service à l’hôpital universitaire moderne ( 1000 lits.) Il utilise presque exclusivement l’acupuncture et la médecine traditionnelle à base de plantes médicinales. Une centaine de malades atteints du sida y sont régulièrement soignés par l’acupuncture. Le traitement d’un malade du sida soigné dans l’hôpital commence par l’acupuncture, pendant trois mois. Selon le degré de l’évolution de sa maladie, on lui demandera de revenir régulièrement. Il peut mener une activité normale, similaire à celle de nos malades soignés par tri thérapie. Ce sont 90% des malades chinois qui sont soignés grâce à la médecine traditionnelle. Les médicaments sont produits dans de petites usines mais l’on commence malheureusement à manquer de plantes médicinales. La médecine chinoise ne peut en aucun cas être exportée actuellement car nous ignorons le détail des principes actifs des médicaments du fait de la combinaison des plantes. M. Gérard BAILLY , ancien responsable de recherche clinique (Pfizer, Schering Plough, Hoffman la Roche) ayant travaillé pendant plus de 20 années sur le sida, s’est impliqué a titre personnel auprès de Gandeepam depuis deux années. Mr Bailly est un fervent défenseur des médecines traditionnelles, en accord avec les dernières recommandations de l’OMS, et en plus de l’Inde à une longue expérience des problématiques de santé et de développement durable en Afrique , en particulier sida et drépanocytose. G. Bailly est intervenu sur les aspects transculturels de la prise en charge du sida à travers les médecines traditionnelles, les possibilités de recherche sur les interactions des régimes alimentaires et des traitements allopathiques du sida et de l’importance d’associer les nouvelles techniques d’information et de communication pour le partage du savoir. Dr Gerard BODECKER Professeur de Médecine GREEN College (Université d’Oxford). Intervention filmée où il a développé son programme: Global Initiative for Traditional System of Health. Une mission composée de quatre étudiants va séjourner à Gandeepam pour étudier et évaluer les composantes sociologiques, économiques et médicales en vue de l’application du programme du Dr Bodecker avec Gandeepam. Pr. V. RAMADOSS vice-Doyen du Governemental Siddha Medical College de PALAYAMKOTTAI (Tamil Nadu) Le professeur nous a présenté l’historique et les fondements pluri-millénaires (3000 avant J.C.) de la tradition et de la médecine Siddha. C’est une médecine, initiée il y a 5000 ans. Dans les écrits, en vieux sanscrit, on retrouve –entre autre- la description des dont les symptômes paraissent identiques à ceux du sida, ce qui n’était évidemment pas appelé sida, mais de noms très précis, et bien identifiés avec les médicaments pour les soigner. Evidemment, la notion de virus n’existait pas. Ce sont ces formules qui sont utilisées par Gandeepam, avec des résultats jugés remarquables par le milieu médical indien et international rencontré sur place. Exposé des résultats et des approches thérapeutiquesEn remarque préliminaire, notons que l’état du Tamil Nadu, fait partie des cinq états indiens les plus touchés par le VIH-SIDA. Bien que les chiffres pour chaque état ne soient pas connus précisément, l’estimation récente de ONUSIDA (décembre. 2003) fait état de .4,6 millions de malades. Des nombreuses présentations ayant traité de la prévention, de la prise en charge thérapeutique du VIH-sida ont été publié par « Time Tested Indian Medical System SIDDHA » Il en ressort que cette approche thérapeutique traditionnelle:
Remarques sur les différentes approches et validationsGANDEEPAMLes malades soignés sont en grande majorité des malades très pauvres.. Nous avons pu visiter le centre principal, où sont fabriqués de façon très artisanale, les mélanges de plantes et autres produits, et l’un des deux centres de soins. Les malades sont soignés pendant trois jours avec des jus de fruits afin de leur redonner de l’appétit et des forces. Le traitement ensuite, à base de plantes mais pas uniquement, dure en principe trois mois. Des tests sont faits avant et après le traitement par des laboratoires indépendants. Un certain nombre de dossiers nous ont été présentés. Nous avons pu voir des malades en bonne santé, sans doute toujours séropositifs, mais pouvant mener une vie normale, sans reprendre les soins. En particulier, une petite fille qui est née avec la maladie, qui a maintenant cinq ans dont nous avons vu les photos, assez étonnantes. Il semble donc que contrairement à la tri thérapie, sa grande dépendance pour la vie entière, et avec des effets secondaires lourds, on ait là des résultats surprenants. Il conviendrait de réaliser maintenant des contrôles techniques des "guérisons" avec des méthodes occidentales afin de valider complètement ce traitement, même si l’application ne peut pas être universelle. A noter que le coût d’un test HIV-AIDS réalisé dans un laboratoire est supérieur au salaire mensuel d’un employé de Gandeepam. VEDIC REMEDIESLe Dr Sunil Rajan est médecin. Il a fait des études classiques de médecine. Confronté à la médecine traditionnelle, il nous a dit avoir mis du temps être convaincu par celle-ci. Il nous a présenté un certain nombre de cas avec les résultats présentés d’une manière scientifique. Pour que la démonstration soit plus probante, les tests sida sont faits pour la plupart aux U.S.A., à Miami. Et nous a remis un CDrom sur ces tests. Ses médications sont exclusivement à base de plantes. Il a vu environ 400 patients, souvent dans un état désespéré. Il suit 6 cas depuis 4 à 5 ans et 10 depuis 2 ans, sans rechute. Il souhaite que les scientifiques se penchent sur cette médecine et voudrait une collaboration avec les occidentaux. Certes les malades ne sont pas "guéris", ils sont toujours séropositifs, mais ils mènent une vie normale, ils ont recommencé à travailler, ils n’ont pas les effets secondaires de la tri thérapie. A noter les développements à New Delhi, au cours du déjeuner offert par l’Ambassadeur de France M. Dominique GIRARD. Etaient présents entre autres scientifiques et médecins : le Professeur VALIATAN, Président de l’Académie des sciences de l’Inde et le Dr Mme Vasantha Muthuswamy Senior Deputy Director-General de l’Indian Council of Medical Research. Le grand intérêt porté par le gouvernement indien à ces médecines a été souligné, le sujet débattu portait principalement sur les médecines traditionnelles. Il y a 160 facultés de médecine traditionnelle en Inde. Leur enseignement dure 5 ans, comme pour les facultés de médecine normales. Elles ont un tronc commun pendant les deux premières années. Soulignons enfin que je compte porter les résultats de ce colloque à la connaissance des autorités sanitaires françaises et particulièrement à celle du ministre de la santé, Monsieur Jean-François MATTEI. PONDICHERY Lundi 8 décembre Réception à la résidence du Consul Général Remise de décoration, Présence d’Anciens Combattants et de représentants de la communauté française. Dîner chez Mustapha Mardi 9 décembre Dépôt de gerbe aux monument aux morts français. Lecture d’un message de Mme Alliot-Marie, ministre de la Défense. Visite de l’Institut Français de Pondichéry (I.F.P) Directeur M. Muller Visite de l’Ecole Française d’Extrême Orient (EFEO) Visite du Lycée Proviseur M. Vandendriessche. Après Berlin, le plus vieux lycée français (1826).Il y a un problème de recrutement des élèves, les français de Pondichéry ayant tendance à quitter Pondichéry pour travailler en France, quitte à y revenir pour leur retraite. ( 65% des immatriculés sont des retraités). Sur 1050 élèves, les 2/3 sont boursiers. A titre indicatif, l’école maternelle coûte 35 euros/mois alors qu’ ouvrier spécialisé en gagne 60 et un cadre moyen, 160. Déjeuner avec les directeurs des Institutions Françaises de Pondichéry Visite du Centre du Centre Français de Formation Professionnelle (C.F.P.A.)Directeur M. Cellie. Dès leur formation terminée (électricité ou confection) ils partent en France pour la plupart. Visite de L’Alliance Française Président Dr Nallam, Directeur M. Thomas. Réunion avec le responsable syndical des personnels du M.A.E. au sujet de leur grève et de leurs exigences. Réunion Publique organisée par Mustapha (300 participants) Débat. MADRAS CHANNÏA Déjeuner avec le Consul Honoraire et le Directeur de l’Alliance Française NEW DELHI Visite du lycée. Très bel établissement de 200 élèves. Directeur Michel Sauzet (vient de Galatasaraï à Istanbul) Visite du Consulat Déjeuner à la résidence (voir plus haut) Réunion-débat avec les français de Delhi dans l’auditorium de l’Ambassade : questions réponses sur lesproblèmes de couverture sociale et de statut des fonctionnaires et des professeurs. . Dîner avec les chefs d’îlots, représentatifs de la communauté française (25 personnes). Visite du chantier de la nouvelle Alliance Française. 5000 étudiants à Delhi, 15 Alliances en Inde, 30000 étudiants. La première pierre du nouveau bâtiment a été posée par le Premier Ministre M. Jean-Pierre Raffarin en février 2003. Une subvention de la France de 672000 euros n’est toujours pas versée, ce qui pose de graves difficultés au directeur pour la continuation de la construction. Réunion de la section des Conseillers du Commerce Extérieur. |