Global Fund Partnership Forum

 

les 7 et 8 juillet 2004 réunion à Bangkok

United Nation Conference Center

THE GLOBAL FUND ( Fonds Mondial ) s'est donné pour objectif de combattre le SIDA, la Tuberculose et la Malaria. Les contributions financières viennent des pays - comme la France par exemple - mais aussi de particuliers - Bill Gates est un contributeur très important- et de la Banque Mondiale.

 

 

La Banque Mondiale m'a demandé de représenter la France au Global Fund Partnership Forum dans le cadre d'un groupe parlementaire ( Parliamentary Network on the World Bank) qu'elle a mis en place. Il comprend une quinzaine de parlementaires de différents pays. Notre groupe est chargé de l'éclairer sur les aspects politiques de cette lutte.

 THE GLOBAL FUND en dehors du Partenership Forum qui réunit les acteurs de la lutte contre le Sida, la tuberculose et la malaria, a un Board of Directors, un Secrétariat et un Technical Review Panel.

 Cette conférence est très suivie. Citons la présence du professeur Michel Kazachkine, de Monique Guigaz, du Dr Hélène Rossert, directrice Générale de AIDES et vice présidente du Fonds Mondial. Beaucoup d'intervenants sont des médecins.

 THE GLOBAL FUND fournit des financements pour mener à bien des projets de lutte contre le Sida, la tuberculose et la malaria. Les projets doivent être présentés par les gouvernements. Le Global Fund attribue après examen les financements correspondants.

Tout cela est suivi par les C.C.M. (Country Coordinating Mechanism) où les gouvernements mais aussi les participants non gouvernementaux sont représentés.

Les C. C. M. ont été crées afin de coordonner les actions nécessaires pour que les projets venant de la base (dont les O.N.G.) puissent être gérés et financés.

Les projets viennent du terrain alors que le Global Fund remet les fonds au gouvernement du pays considéré (au ministère de la Santé Publique ). Le partenariat est souvent difficile.

Les C.C.M. ont été organisés pour être bénévoles ce qui peut présenter des difficultés

La plupart des pays représentés ont critiqué le fonctionnement des CCM.

 Beaucoup d'intervenants demandent avec force que la Société fournisse de l'argent supplémentaire. Mais outre que cet argent a du mal a être utilisé, il ressort des discussions que le problème du développement freine l'information et la prévention et que les élites politiques et les gouvernements doivent s'impliquer davantage et de façon plus positive dans de nombreux pays en voie de développement.

 Dans beaucoup de pays, les structures ne sont pas encore au point, mais il semble qu'à Haïti, elles fonctionnent plutôt bien. Le Dr Fritz Moïse dirige une grosse ONG. Il considère que les hôpitaux et les ONG soignent maintenant 25 à 30 % de la population malade. 30% de la population des prostitués était infectée, elle n'est plus que de 5%. Il y a eu bien sûr beaucoup de morts, mais la prévention maintenant a été améliorée. Même échos de satisfaction au Maroc.

 Les intervenants du Pacifique se plaignent de la modicité des fonds qui leur sont accordés. Ex. Pakistan et Bangladesh.

 En Inde très grande discrimination à l'égard des malades et contrôle tatillon par l'appareil étatique et sa bureaucratie.

 A Timor, problème de bureaucratie.

 En Chine, le C.C.M. comprend 54 membres ce qui semble exagéré à certains (?). Les craintes des risques d'explosion de la pandémie en Chine et en Inde sont souvent exprimées. On se demande où cela peut mener. Ce sera rappelé par Kofi Annan sous une autre forme.

 Discussion sur l'organisation et la finalité des CCM et des P.R. (Principal Recipient).

Les L.F.A. (Local Finance Advisor) sont chargés pour le Global Fund de s'assurer d'une bonne gestion des fonds

 Visite au Centre du Dr Alangkot

   

En 1992, un moine bouddhiste, le Dr Alongkot découvrant la détresse des malades du sida, a commencé à accueillir dans son temple ces patients rejetés de tous, pour leur apporter un réconfort et les aider à mourir.

Après d'énormes difficultés, il a réussi à créer autour de son temple, à Lipburi ( 120 km au nord de Bangkok) un centre remarquable où sont soignés plus de 400 malades.

Après un démarrage difficile, avec 8 lits, le centre en comprend maintenant 400. La mère du roi, aujourd'hui décédée a fait beaucoup pour ce centre.

Il y a une partie du Centre occupée par les moines malades, une autre par les hommes, une autre par les femmes, une autre par les familles. Ces malades sont valides et soignés.

Un « mouroir » reçoit les malades en phase terminale. Il comprend 35 lits et il meure en moyenne 3 patients par jour.

Le Centre ne fonctionne qu'avec des dons.

 Séance inaugurale de la XVième Conférence Internationale sur le SIDA

Présence du Secrétaire Général des Nations Unies Kofi ANNAM, de notre ministre de la Coopération Xavier Darcos.

Quelques activistes ont cherché à perturber la séance, sans conséquence.

Le Sida est devenu une maladie qui touche également lourdement les femmes.

 Déjeuner à l'invitation du Président du Sénat Thailandais ( H.E. Mr Suchon Chaleekure)

 En l'honneur de Dr Thoraya Ahmed Obaid, secrétaire générale-adjointe de l'O.N.U., et en présence de parlementaires étrangers et de sénateurs thaï.

 Pour résumer, alors qu'existe une situation dramatique au plan social et humain dont il faut endiguer l'évolution, il semble, - compte tenu des moyens mis en place - qu'il y n'ait pas de besoins financiers supplémentaires nécessaires pour le moment pour la lutte sur le terrain. On ne sait pas absorber de façon suffisante et convenable l'argent disponible (projets, médicaments).

 Beaucoup croient qu'il suffirait d'augmenter ces disponibilités pour vaincre le Sida. Mais c'est également et surtout un énorme problème d'organisation, de développement, d'éducation et de formation. Enfin, c'est un problème d'implication forte des politiques dans les domaines de communication qui doivent s'investir davantage, en particulier dans les pays peu développés.

 

Réunions et visites dans le cadre de mes fonctions
de Sénateur des Français de l'Etranger

 

   

Visite du Lycée International Français de Bangkok.

 MM. Marion, proviseur ; Blot, président du Conseil de Gestion ; Thévenin, trésorier.

 Le lycée, tout neuf a été construit sur un terrain de 2700 m2 loué pour 30 ans renouvelable, par l'intermédiaire d'une Fondation (French Fundation for Education) ce qui permet de voir diminuer la fiscalité appliquée à ces établissements.

Il accueille 560 élèves pour la très grande majorité français, à partir de 2 ans et jusqu'au baccalauréat.

Il y a 70 boursiers.

 Coût global de l'investissement : 3,8 M € dont fonds propres : 1,8 M €

              subvention AEFE 1,8 M €

              prêt bancaire (ANEFE) 1 M €

A noter que les banques françaises n'ont pas voulu accorder un prêt à la fondation.

 Les professeurs sont : 4 expatriés, 18 résidents qui passant du régime de tutelle « ambassade » avant la construction du nouveau lycée sont maintenant imposables sous le régime fondation, 50 recrutés locaux dont les salaires sont de l'ordre de - 20% de celui des résidents. Les recrutés locaux sont affiliés à la C.F.E., mais ne cotisent pas pour leur retraite.

Visite de l'Alliance Française

L'Alliance accueille 2000 étudiants par session ; il y a 4 sessions. La plupart des professeurs sont français. Il y a 4 Alliances : Chiang Mai, Phuket , Chiang Rai.

 Visite du Centre Culturel

Le français est la seconde langue vivante enseignée dans les écoles thaï. Cela a cependant tendance à régresser au profit du chinois. A noter que la famille royale est très francophile et que tous ses membres parlent très couramment le français.

 Le gouvernement thaï a décidé pour la première fois d'envoyer, à ses frais, 700 étudiants étudier à l'étranger pour une période de 6 ans, en leur laissant le choix de la destination. Sur les 700, à notre grande surprise, 165 ont choisi notre pays. Nous ont été signalé, les difficultés de logements étudiants.

Il y a d'autre part, environ 350 étudiants thaïs par an qui viennent étudier en France.

 Signature d'un 'memorendum of understanding'

Un accord de coopération a été signé par notre ministre du Tourisme, Léon Bertrand et celui de Thaïlande Mr Sontaya Kunplome, par lequel, la Thaïlande fera appel à l'expertise française dans le domaine du Tourisme.