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International Meet on
Prevention, Care and Control of HIV/AIDS 4 décembre 2003 Intervention du Sénateur Michel GUERRY Monsieur le Président, Messieurs les Ministres, …. Mesdames, Messieurs, Vous avez organisé cette rencontre à l’occasion de la Journée Mondiale du Sida et je suis très honoré de me retrouver içi, en Inde, avec vous. Je suis particulièrement honoré de pouvoir m'exprimer, aujourd'hui, à l'occasion de cette rencontre internationale sur la prévention, le traitement et le contrôle du sida. Je le dois à mon ami Gérard BAILLY, dont je connais et apprécie l'engagement au sein de GANDEEPAM dans ce pays. En tant que parlementaire français, ma présence ici répond à plusieurs objectifs :
Devant l'ampleur de la menace, il est évidemment normal qu'un homme comme moi, dont la profession est la politique, s'en préoccupe profondément. Les gouvernements, les collectivités, les autorités sanitaires se préoccupent du sida. Les autorités morales et religieuses en parlent de plus en plus. Les O.N.G., les associations bénévoles sont les premières sur le front de la pandémie. Je salue leur courage et leur pugnacité. Le sida est devenu un enjeu planétaire de sécurité sanitaire Plus que tout autre, le problème du sida, avec ses conséquences terribles, démontre combien le monde est concerné dans sa globalité. Mais aussi à travers chacun d'entre nous, chacun des êtres humains de cette planète. Selon ONUSIDA, pour la seule année 2002 :
Le nombre total de personnes contaminées par le sida s'élevait en 2002 à 42 millions et le nombre total d'orphelins du sida à 13,2 millions. Ces chiffres, hélas, sont en hausse constante. Il s’agit donc d’un problème de sécurité internationale. On a pu voir que le sida a été la cause de la déstabilisation de différents pays parmi les plus pauvres, par manque de moyen pour répondre efficacement aux attentes des malades et enrayer la propagation du mal. Cette pandémie a un impact direct sur le développement des pays par les menaces sécuritaires, qui en sont la conséquence, qu'elle génère. * * * La France joue un rôle important dans la lutte contre cette pandémie La France est préoccupée au plus haut niveau par les problèmes posés par le sida dans le monde et plus particulièrement dans les pays du Sud. A la tribune de l'ONU, le 22 septembre dernier, le Président de la République française, Jacques Chirac, affirmait que "contre le Sida, l'ONU doit aujourd'hui déclarer l'état d'urgence sanitaire mondial […]". En matière de soutien et de pérennité des financements de cette lutte, il a tenu à préciser l'objectif défendu par la France en souhaitant que l'Union européenne et les Etats-Unis apportent, chacun, 1 milliard de $ par an, les autres donateurs apportant le troisième milliard, dans le cadre d'un financement pluriannuel. Il demandait enfin que, chaque année, un bilan soit établi au sein des institutions internationales concernées permettant à "chaque Etat de faire rapport au monde de ses efforts nationaux et internationaux" en la matière. Pour ma part j'ajouterai qu'il est indispensable que ce diagnostic soit nourri d'informations en provenance de tous les milieux concernés et pas seulement des seules grandes organisations. Il faut que tous les avis soient entendus, analysés et le cas échéant pris en compte. La France a conscience des difficultés, mais aussi de ses responsabilités. Il était donc de mon devoir d’être présent aujourd'hui parmi vous pour vous dire
C'est ce qu'a rappelé le Président Jacques CHIRAC devant la session spéciale de l'Assemblée Générale de l'ONU. Le 15 novembre dernier, le ministre de la coopération, Pierre-André WILTZER, a rappelé devant les 8ème Etats généraux des Elus locaux contre le sida, les engagements du Président CHIRAC de porter à 150 millions d'euros la contribution française au fonds mondial de lutte contre le sida. Cette opération a triplé l'apport de la France à la lutte contre cette pandémie, faisant de la France le second donateur après les Etats-Unis. * * * "La progression du sida n'est plus une fatalité insurmontable" Comme l'a souligné le Président Jacques CHIRAC. C'est donc à chacun d'entre nous de le vouloir ! La mondialisation ne doit pas nous faire peur mais, bien au contraire, créer des synergies et permettre le développement de réseaux efficaces de communication sanitaire entre tous les pays. Le sida est une pandémie globale, la réponse doit donc être globale. Les pays du Nord sont impliqués planétairement et ce, à tous les niveaux. Cette responsabilité est collective. Les Etats du Nord seront en péril eux-mêmes, si on laisse la maladie se développer dans les Etats du sud de la planète, sans y apporter une aide substantielle. Si l'on constate un fléchissement dans la progression de la maladie en Occident, nous faisons face à une explosion du sida dans les pays de l'hémisphère Sud et de l’Europe de l'Est. Ce n’est pas seulement entre le Nord et le Sud que doit se développer ce nécessaire partenariat dans la lutte contre le sida, mais aussi entre tous les pays du Sud. On assiste aujourd'hui à l'émergence de discussions Sud-Sud, qui devraient faire bouger le Nord et provoquer une réaction salutaire. Les solutions qui ne sont pas les mêmes pour les pays développés et les pays pauvres ne peuvent résulter que d’échanges entre eux respectant les identités culturelles. * * * Programme de la conférence : http://www.gandeepam.org/ |