Déplacement en Colombie
BOGOTTA
Discours prononcé le 2 Septembre 2004

 

Monsieur l’Ambassadeur,

Messieurs les conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger,

Mesdames et messieurs,

Chers compatriotes,

Heureux d’être à Bogotta où je me rends pour la 2ème fois en tant que sénateur.

Vous vivez dans un pays en proie à ce grandes difficultés. Je veux saluer votre courage et votre détermination, tout particulièrement celui reconnu de notre ambassadeur qui a mené sa tâche avec abnégation et intelligence.

Vous allez perdre M. Parfait mais on a reconnu ses qualités à Paris. Il va prendre un poste de grande importance.

Je voulais vous dire que votre représentation parlementaire sait et apprécie ce que vous faites ici et dont l’un des aspects est représenté par les investissements des entreprises françaises dans ce pays 500 millions d’euros en 2003, ce n’est pas rien !

C’est une des raisons de ma présence en Colombie.

Une deuxième raison est l’inauguration de l’école française de Carthagène.

Vous êtes représentés par des conseillers élus au suffrage universel que je tiens à saluer et féliciter Gabriel Lafaverge, Jean Bottagisio et Joël Doglioni. C’est une fonction bénévole.

Les 155 conseillers élisent à leur tour 12 sénateurs représentant au Parlement les Français établis hors de France. Je suis l’un de ceux là, élu en 2001 pour neuf ans. J’ai été auparavant conseiller pendant douze ans et je viens de la société civile.

Pour ce qui me concerne, je suis membre de la commission des affaires culturelles du Sénat et de la commission de l’éducation et de la culture de l’Assemblée des Français de l’Etranger.

Vos représentants sont à l’origine de l’Agence pour l’Enseignement du Français à l’Etranger, de la Caisse des Français de l’Etranger, des aides sociales, du système des bourses scolaires et de la création de l’AFE. L’Assemblée des Français de l’Etranger est une avancée politique importante qui nous conduira, je l’espère, à ce que nous devenions une communauté civile.

Que fait un Sénateur représentant les Français établis hors de France ?

Il vote les lois, présente des amendements à ces lois pour les améliorer.

Mais ce n’est qu’une partie de ses activités.

Je pourrais vous citer trois des chantiers que je suis plus personnellement et qui me passionnent.

Francophonie avec Francophonie sans frontières.

ONG qui assure la promotion du français en organisant un tour du monde de quatre pays francophones à une dizaine d’étudiants américains chaque année.

Il faut savoir que 10.000 américains professeurs de français sont réunis dans une association et que cette association travaille à développer la francophonie.

La remise des prix a été faite, cette année, par Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) à Atlanta aux Etats-Unis.

Je vais vous citer deux phrases d’un discours de Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’Académie Française :

« La France ne saurait conserver son rang de grande puissance, et mener une politique mondiale,  que si elle continue de disposer d’une dissuasion militaire planétaire et de la maîtrise d’une langue universelle. »

Il disait plus loin, « Le devoir premier demeure donc l’enseignement. C’est la priorité des priorités. A quoi bon exporter des troupes de théâtre s’il n’y a pas de public pour les comprendre ? L’enseignement, l’enseignement, partout, et à tous les niveaux. Ouvrons, soutenons des écoles primaires enseignant en français ou le français ; ne fermons aucune classe dans les lycées français créons plutôt de nouveaux collèges et lycées francophones ou mixtes ; ouvrons largement les portes des universités de France, … distribuons largement des bourses, intensifions les échanges de professeurs et de chercheurs. Voilà ce qui assurera la vitalité de la communauté francophone, et le reste viendra de surcroît. »

Un des tout premiers défis au développement, c’est à l’évidence, l’éducation.

Autre enjeu du développement, le combat pour combattre les grandes pandémies : le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Le sida a déjà fait 20 millions de morts depuis 1981 et l’on estime qu’il y a plus de 40 millions de malades dans le monde. Or, malgré tout l’argent disponible pour combattre ce fléau, on ne voit pas comment en venir à bout. J’étais à Bangkok, pour la Banque Mondiale, lors de la dernière conférence sur le sujet.

Le Professeur Kazachkine me disait que l’on ne prévoit pas de trouver un vaccin avant dux ans.

J’ai initié une coopération avec une ONG indienne dont les résultats sont prometteurs, qui soigne les malades à partir de plantes et remet sur pied ceux dont la maladie n’est pas trop avancée. Chaque fois qu’un malade peut retourner à son travail, c’est une famille qui ne va pas mourir de faim.

Nous travaillons à l’évaluation des résultats de ces traitements.

Femmes 3000

A l’origine, association promouvant en France métropolitaine des femmes ayant entrepris et réussi dans un domaine particulier. J’ai promu cette idée pour nos compatriotes vivant à l’étranger. Nous avons démarré par l’Asie. Remise de prix au Sénat le 21 octobre prochain à 3 femmes françaises méritantes, présentation d’un petit film sur chacune d’elles, sous le Haut patronage et présence du Président Poncelet, des ministres Ameline et Loos. Il s’agit de la promotion des femmes françaises vivant à l’étranger.

Pour connaître plus particulièrement ce que je fais, vous pouvez consulter mon site internet : guerry.info

Enfin, vos délégués, comme vos sénateurs, sont là pour vous écouter, vous défendre, aussi n’hésitez pas à m’interroger tout à l’heure.

Un sujet qui nous tient particulièrement à cœur, mais qui me force à la discrétion, c’est le cas d’Ingrid Betancourt. Nous sommes tous concernés, moi comme tous les élus, l’Administration française et bien entendu notre ambassade.

Je vous en remercie.