Discours pour l’inauguration de l’école française de CARTHAGENE

le 4 septembre 2004

Monsieur le Maire-adjoint,

Monsieur l’Ambassadeur,

Madame la Secrétaire de l’Education Nationale,

Monsieur le Président du Club Diwanis

Mesdames et Messieurs les membres de l’ONU

Mesdames et Messieurs les diplomates américains,

Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est un grand honneur et une grande joie pour moi que d’être à Carthagène pour l’inauguration d’une école française.

La France a un réseau très important d’écoles partout dans le monde. C’est un outil remarquable pour notre rayonnement culturel, économique, politique et donc humaniste.

Inaugurer une nouvelle école, c’est participer au développement du pays.

Je vous salue au nom de la France.

L’AEFE, c’est 413 établissements dans 113 pays.

Ils accueillent 240 000 élèves dont 160 000 étrangers pour le même enseignement qu’en France.

Dans ce domaine, je n’oublie pas les 800 Alliances Françaises enseignant le français à 400 000 élèves dans le monde.

Je salue les équipes pédagogiques qui opèrent en Colombie.

La France est très attachée aux coopérations culturelles dont les formes sont variées. En particulier, la francophonie est un projet politique fondé sur une communauté de langue, de culture et de valeurs au service de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme.

Mais il ne faut pas être naïf à l’heure de la mondialisation. La culture s’intègre dans un tout et procède du rayonnement de la France tant dans les aspects culturels que diplomatiques et économiques.

Dans le domaine économique, nous sommes présents en Colombie et les entreprises françaises sont un  investisseur important : 500 millions de $ d’investissements l’année dernière.

Je vais vous citer deux phrases d’un discours de Maurice DRUON, secrétaire perpétuel de l’Académie Française  qui illustrent ce propos et qui sont mes lignes politiques:

« La France ne saurait conserver son rang de grande puissance, et mener une politique mondiale, que si elle continue de disposer d’une dissuasion militaire planétaire et de la maîtrise d’une langue universelle. »

Il disait plus loin : « Le devoir premier demeure donc l’enseignement. C’est la priorité des priorités. A quoi bon exporter les troupes de théâtre s’il n’y a pas de public pour les comprendre.

L’enseignement, l’enseignement, partout, et à tous les niveaux. Ouvrons, soutenons des écoles primaires enseignant en français ou le français ; ne fermons aucune classe dans les lycées français, créons plutôt de nouveaux collèges et lycées francophones ou mixtes ; ouvrons largement les portes des universités de France… distribuons largement des bourses, intensifions les échanges de professeurs et de chercheurs. Voilà ce qui assurera la vitalité de la communauté francophone, et le reste viendra de surcroît. »

Je ne veux pas arrêter là mon propos sans dire un mot au sujet de l’enlèvement de notre compatriote Ingrid BETANCOURT. Nous sommes tous très concernés et je puis vous assurer que le gouvernement français comme d’autres ne ménage aucun effort, fait tout ce qui est en son pouvoir pour aboutir à sa libération.

Je salue tous les enfants qui vont étudier dans l’école de la Fraternité.

Pour qu’il reste un souvenir de mon passage et de ce grand jour, permettez-moi de remettre une médaille du Sénat de la République française à Monsieur Ernando Sierra, maire-adjoint de Carthagène.

Je vous remercie, Muchas Gracias.