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Discours prononcé
par le sénateur
Je souhaite vous saluer ce soir pour le travail exemplaire que les uns et les autres vous accomplissez à Madagascar. Votre représentation nationale, que ce soient vos sénateurs
ou de façon plus proche vos délégués au Conseil
Supérieur des Français de l'Étranger, est très
attentive à votre situation. C'est leur responsabilité de
porter au plus haut niveau de l'État vos demandes et l'expression
de vos besoins. Je n'oublie pas bien entendu le travail remarquable qui est fait par nos ambassades et nos postes consulaires. Madagascar sort avec peine d'une crise où les drames engendrés exigent l'affirmation de solidarités vraies et confiantes. Dans ce contexte, Dominique VILLEPIN, notre ministre des Affaires Étrangères est venu à Madagascar le 3 juillet dernier pour confirmer la reprise de notre aide dans un esprit de coopération sereine.
Le développement, rappelons le aussi, n'est pas seulement une question de ressources naturelles ou d'argent. Que dire sinon du retard Zaïrois qui regorge de minerais, de pétrole de diamants, à comparer avec le Japon puissance économique mondiale, dont le sol ne semble contenir que des tremblements de terre ? Contribution fondamentale au développement de la Grande Ile, la France s'honore ici de sa présence économique, même si celle-ci est pour le moment dans une phase délicate, même si la situation mondiale est en crise. Dans ce domaine, pour le progrès de nos deux pays, nous souhaitons que la communauté française puisse continuer à jouer le rôle essentiel qui est le sien, dans les meilleures conditions possibles. Un État de Droit est nécessaire pour que le développement
d'un pays s'engage. Au plan de notre présence culturelle, nous pouvons être fiers ici de nos trois lycées, quatre collèges, sept écoles primaires qui scolarisent sur le sol malgache plus de 5 000 enfants. Sans compter tout ce que nous pouvons faire pour aider le ministère de l'Éducation Nationale malgache. C'est une situation privilégiée. Croyez bien que c'est une situation privilégiée que nous avons ici. Pour nos compatriotes comme pour les malgaches, bien évidemment cette excellence a un coût et je sais que c'est un sujet de préoccupation pour les parents que vous êtes. Les droits de scolarité sont élevés, même s'ils restent modérés par rapport à d'autres écoles. Les bourses ne peuvent malheureusement pas être suffisantes. Nous travaillons à l'amélioration de cette situation et je dois dire que vos délégués s'impliquent beaucoup dans ce domaine. Autre sujet de préoccupation qui nous mobilisent tout autant celui de la santé des expatriés. A ce titre, permettez moi de citer les propos du chef de l'état, Jacques Chirac, dans un discours prononcé devant les délégués du CSFE. réunis au sénat en début d'année : " Un autre problème que rencontrent beaucoup de Français expatriés, est celui de la couverture sociale, c'est-à-dire la santé et les retraites. J'avais été profondément choqué, en arrivant à Matignon en 1974, de voir que les Français, qui osaient l'expatriation, ne bénéficiaient d'aucune couverture sociale. Au vu des conclusions du rapport Bettencourt que j'avais demandé, la loi du 31 décembre 1976 a créé la Caisse de sécurité sociale des Français de l'étranger. Aujourd'hui, nous devons améliorer ce système. Et faire en sorte notamment que la dotation reçue par la Caisse des Français de l'étranger prenne en charge une partie des cotisations de nos compatriotes aux revenus modestes. Mais nous devons être beaucoup plus ambitieux. Le fossé n'a cessé de s'élargir entre Français de France et Français de l'étranger à mesure que notre pays créait ou augmentait les allocations et minima sociaux. Pour nos expatriés, pas d'allocations familiales, ni de revenu minimum d'insertion, ni de couverture maladie universelle, et une assurance chômage à part. Eh bien, il faut que l'on rapproche enfin la protection sociale de nos
expatriés de celle des Français de métropole. La CFE crée en 1976, comme je viens de le dire s'est enrichie d'une 3ième catégorie de cotisants, fonction des revenus. Mais cela ne va pas encore assez loin et nous travaillons pour une amélioration. La sécurité des expatriés Mes collègues délégués se souviendront que la sécurité des personnes et des biens a été l'objet de mon intervention devant le ministre des Affaires Etrangères lors de la session d'ouverture de notre dernière Assemblée Générale du C.S.F.E. C'est un problème qui nous préoccupe beaucoup mais les solutions sont difficiles à trouver et à mettre en place.
Reste à chacun de nos compatriotes expatriés d'être conscient des enjeux et de s'inscrire sur les listes consulaires. Trop nombreux sont encore absents des listes électorales au détriment de cette représentativité. Et rappelons nous ce que disait notre La Fontaine : " Toute puissance est faible à moins que d'être unie ". Je vous remercie de votre attention. |