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EDITORIAL DE DECEMBRE 2002
Il advient, lors de ses déplacements, que le représentant parlementaire des Français établis hors de France que je suis, soit alerté, voire témoin, de situations particulièrement graves.
Jai pu, lors de ma récente mission dans les pays du sud-est de lOcéan Indien, faire le constat dun phénomène alarmant.
Fautes de moyens même parfois élémentaires, deffectifs, dapprovisionnements, la situation sanitaire des pays comme Madagascar ou les Comores est devenue tellement préoccupante quelle ne peut, à termes, que décourager lexpatriation sauf dans le cadre dentreprises qui pourront assurer leur propre logistique médicale dans le cadre de grands chantiers.
Ce ne sont pas les seuls endroits à risques dans le monde!
Si déjà, pour ces pays et leurs ressortissants, un effort de coopération en la matière doit savérer prioritaire, une réflexion concernant nos compatriotes faces à ces risques doit sengager sans tarder.
A cet effet poser la question je me suis tourné vers le ministre délégué à la Coopération et de la Francophonie afin de linterroger sur les moyens quil envisage de prendre pour remédier à ces situations.
Il en va, si lon ny trouve remède, de limplantation de nos compatriotes dans certains pays, dun handicap concernant la présence de la France dans le monde.
Michel Guerry
5 décembre 2002

EDITORIAL DE NOVEMBRE 2002
Par la mobilisation des sénateurs représentant les Français établis hors de France, la Haute Assemblée a introduit les Français de l'étranger dans la réforme de la Constitution.
Cependant, ce débat sur la réforme de la Constitution a mis en lumière une double constatation concernant les Français de l'étranger.
En effet, d'une part et pour la première fois sur un sujet d'une telle ampleur, les sénateurs de la majorité présidentielle ont fait front commun pour que les amendements qu'ils avaient déposés soient acceptés par le Gouvernement et votés par la Haute Assemblée.
Ainsi l'amendement- préparé par Christian Cointat- acceptant que le Sénat, au même titre que pour les textes relatifs aux collectivités territoriales, soit saisi en premier pour les projets de loi concernant les Français de l'étranger a été adopté dans la nuit du 30 au 31 octobre.
Séance animée au cours de laquelle chaque sénateur de la majorité a pris la parole, rejoint d'ailleurs dans le débat par les sénateurs des Français de l'étranger, membres de l'opposition.
Lors de la discussion, j'ai évoqué la disparité de représentativité des Français de l'étranger, collectivité de 2.000.000 de personnes, par rapport à une ville comme Paris ; collectivité dont la population est à peine supérieure et qui dispose :
- pour la représenter, de 163 conseillers de Paris, 21 députés, 12 sénateurs, auxquels s'ajoutent tous les maires et les élus des vingt arrondissements.
- pour la gérer, d'un budget supérieur à 6 milliards d'euros et d'une administration importante.
Alors que, le Conseil Supérieur des Français de l'étranger
Par ailleurs -et cet élément est assez préoccupant à mes yeux- ce débat constitutionnel a démontré le besoin pour nous, les Français de l'étranger et leurs représentants, de mieux nous faire connaître, de communiquer :
- sur un plan interne tout d'abord, de très nombreux parlementaires ignorant encore l'existence même d'une représentation des Français de l'étranger au Sénat,
- sur un plan médiatique ensuite, la plupart des journalistes ne connaissent encore que trop peu la réalité de l'expatriation, ses enjeux, ses bénéfices pour notre pays.
Ce sera donc, dans les mois à venir, pour mon action (comme pour celle des mes collègues sénateurs du Groupe R.P.R.-U.M.P., les délégués au Conseil Supérieur des Fraznçais de l'Etranger, j'en suis sûr) une priorité afin que la représentation et l'enjeu que représentent les Français de l'étranger soient davantage compris partout et par tous.
Michel Guerry

Editorial d'octobre 2002
Lors des dernières élections nationales, les français ont montré leur attente concernant la sécurité. Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, dès les résultats connus s'est efforcé de tout mettre en uvre pour leur donner satisfaction.
Il y a deux mois, mon propos était d'insister sur la sécurité des français établis hors de France et qui, bien souvent, sont les proies faciles de règlements de compte locaux ou bien encore de crises particulièrement graves : catastrophes naturelles, actes de banditisme, attentats, guerres civiles etc.
Comment ne pas renouveler ce souci permanent des responsables parlementaires, que nous sommes, face aux derniers événements de Côte d'Ivoire.
Affrontements tragiques et mortels pour de très nombreux ivoiriens et qui a mis des centaines de français sur les routes après avoir l'abandon de tous leurs biens ; plusieurs d'entre eux, démunis, ayant du être rapatriés et être hébergés grâce à la solidarité nationale.
En se rendant sur place comme l'a fait -dès les premiers jours, notre collègue sénateur Paulette Brisepierre-, en se tenant quotidiennement au courant de l'évolution de la situation auprès des délégués au C.S.F.E., des représentants locaux de l'U.F.E, du consul général de France à Abidjan, de la cellule de veille du ministère des affaires étrangères, nous restons d'une vigilance de tous les instants.
Nous avons tenu, d'ailleurs, à rendre hommage face à l'opinion publique nationale, à l'attitude de nos compatriotes sur place, que ce soit celle, irréprochable, de nos soldats basés à Yamoussoukro, que celle, dévouée et omniprésente, des relais officiels ou de nos représentants en Côte d'Ivoire. (Comment aussi ne pas insister sur la spontanéité et la qualité de l'accueil des français résidents dans le sud du pays à ceux en provenance du Nord.)
Mais au-delà de cette attention particulière liée à des évènements qui se déroulent en ce moment, la France se doit de protéger ses ressortissants. Il est inadmissible qu'ils servent le plus souvent, en tant qu'étrangers, d'alibi aux extrémistes, aux vandales et aux pillards de toutes espèces.
Certes, ce matin 9 octobre, le Président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a longuement insisté à la télévision pour rappeler à ses partisans " qu'ils ne devaient pas se tromper d'ennemi, " que les étrangers présents sur le sol ivoiriens, facteurs indispensables au développement du pays, particulièrement les français, ne devraient pas être pris pour cibles.
Mais comment ne pas s'inquiéter, là comme ailleurs, de la montée de ce que l'on appelle plus déjà des nationalismes mais des ethnicismes et qui lancent des populations entières les unes contre les autres au prétexte d'une différence de langue, de coutumes ¨laïques ou religieuses ?
L'esprit d'égalité, dont se prévalent nos démocraties, a encore beaucoup à faire pour convaincre les uns et les autres des bienfaits partagés de la paix. A notre pays par l'attention égale qu'il porte à tous ses ressortissants où qu'ils soient, d'en montrer l'exemple.
Michel Guerry

Editorial de septembre 2002
Cette année 2002, qui a été l'année du 55ème conseil du C.S.F.E, était aussi le 75eme anniversaire de l'U.F.E. .
Elle s'inscrit aussi dans un changement de gouvernement qui, pour notre pays, représente certainement un tournant majeur pour l'organisation des institutions françaises, l'évolution de l'Europe avec l'ouverture sur les pays de l'Est et sur la mondialisation. C'est aussi une période où les menaces sont importantes, que ce soit le terrorisme sous ses formes les plus exacerbées, l'extension de l'insécurité ordinaire, les périls économiques et écologiques au niveau de la planète.
Nous avons cinq années pour mener à bien la politique de Jacques Chirac.
Sur de nombreux points déjà, les différents responsables de l'état nous ont donné des réponses précises aux problèmes qui se posent à notre pays : que ce soit dans le domaine de la sécurité, de l'éducation, de l'organisation de la société.
Chacun a remarqué l'importance que notre Président de la République, son Premier Ministre et le Ministre des Affaires Etrangères - c'est à dire tout le gouvernement - , attachaient à travers leurs différentes interventions aux concitoyens hors de France, aux entreprises qui dynamisent notre économie et aux représentations institutionnelles mais aussi culturelles les plus diverses qui maintiennent le prestige de la France partout à travers le monde.
Le grand objectif de l'année prochaine pour notre groupe sont les élections au CSFE pour l'Amérique et l'Afrique. Il nous faut travailler très activement pour qu'elles soient un succès. Est-il nécessaire de rappeler que chacun de vos trois sénateurs est prêt à apporter tout le concours nécessaire pour le meilleur résultat possible.
Au cours de la dernière session, chaque commission a travaillé sur les thèmes de leurs responsabilités. Vous trouverez en complément de ces propos, ceux des responsables de notre groupe qui ont participé aux différents travaux. Je n'y ajouterai, pour ma part, qu'une remarque complémentaire :
Beaucoup d'entre nous, sans trop y croire avaient appelé de leurs vux la création d'une formation politique large de la droite républicaine. Cela est chose faite depuis la mise sur pied de l'U.M.P. (Union pour la Majorité Présidentielle) correspondant à la volonté du président de la République.
C'est un défi que de réussir durablement cette transformation. Il était de ce fait plus qu'évident que notre groupe RPR au CSFE soit le rassembleur dans cette perspective.
Ne cachons pas le plaisir que nous avons eu de voir s'associer à cette dynamique l'ensemble du groupe UDIL pour que naisse cette nouvelle entité que préside désormais, en tant que président du groupe le plus important, le sénateur Jean-Pierre Cantegrit.
Nul doute que pour tous ceux qui ont adhéré à cette idée, ils sauront profiter de la force de cette union pour développer l'efficacité de leur action au profit des français hors de France.
Michel Guerry

Editorial de Juillet-Août 2002
La sécurité des biens et des personnes aura été un thème phare des campagnes présidentielles et législatives en métropole, mais elle est également une préoccupation profonde des Français de l'étranger.
J'ai pu le constater lors de mes derniers déplacements, notamment en République du Congo (Brazzaville) où lors des tragiques événements qui ont conduit au rapatriement d'urgence des Français, certains de nos compatriotes ont perdu tout ce qu'ils possédaient sur place et se battent actuellement pour obtenir une indemnisation.
La sécurité des personnes est un problème aux multiples ramifications. La sécurité en tant que telle, c'est-à-dire la sécurité intérieure, va être renforcée avec l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité, votée dernièrement au Parlement et dont l'un des volets prévoit un renforcement du réseau des attachés de sécurité intérieure à l'étranger, formé de policiers et de gendarmes. Ces personnels, qui relèvent du Service de coopération technique internationale de police (SCTIP) de la direction générale de la police nationale, gère 190 "attachés de sécurité intérieure" qui sont présents dans 78 pays.
Cela pour autant sera-t-il suffisant pour garantir la sécurité des communautés françaises les plus exposées, au premier rang desquelles les Français de Colombie ?
J'ai effectué une mission interparlementaire en Colombie et en Argentine où les enlèvements et les prises d'otages constituent un effrayant moyen de pression des terroristes sur les Etats.
A Bogota, j'ai pu rencontrer les familles des otages détenus par les FARC, que l'on présente à tort comme un groupe armé révolutionnaire, mais qui en réalité est une armée de narcotrafiquants.
Le Gouvernement de Jean-Pierre RAFFARIN a montré, au travers de la loi sur le sécurité, sa détermination à faire respecter les lois républicaines et à restaurer l'autorité démocratique dans tous les domaines et en tous lieux.
Les communautés françaises à l'étranger ne doivent pas être oubliées dans ce nouveau dispositif.
J'interviendrai en ce sens lors de l'ouverture par le ministre des Affaires étrangères de l'Assemblée plénière du C.S.F.E. le 2 septembre prochain.
Tous les Français, de métropole ou de l'étranger, doivent être protégés par l'ordre républicain.
Michel Guerry
Editorial de Juin 2002
Au lendemain de la victoire de la droite au second tour des élections législatives, j'ai saisi l'occasion pour faire part, aux députés réélus et aux nouveaux élus, de ce qui sera mon action dans les cinq années à venir au service de nos compatriotes de l'étranger :
" Je tiens tout d'abord à vous féliciter pour votre succès lors de ces dernières élections législatives.
Depuis le 16 juin, le Président de la République dispose d'une large majorité. Notre Premier Ministre, Jean-Pierre RAFFARIN, est désormais soutenu tant à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat par des Parlementaires unis et déterminés pour lancer les actions et les réformes dont notre pays a grand besoin.
Les Français établis hors de France, que je représente au Sénat avec onze autres collègues, ont pris toute leur part au succès de Jacques CHIRAC en se mobilisant dans leurs pays respectifs et le Président sait tout ce qu'ils représentent pour l'image de notre pays dans le monde.
Le 7 mars dernier, devant les sénateurs et les élus du Conseil supérieur des Français de l'étranger (C.S.F.E.), Jacques CHIRAC a présenté ses engagements envers les expatriés. Son projet s'articule autour de points forts comme, entre autres, la scolarisation des jeunes Français à l'étranger, la refonte du système des bourses scolaires, la création d'un Etablissement public chargé d'animer notre politique d'échanges culturels, le renforcement de la sécurité des communautés françaises à l'étranger, l'amélioration du système de protection sociale de la Caisse des Français de l'Etranger.
Pour donner à nos compatriotes hors de France les réformes qu'ils attendent et sur lesquelles le Président de la République s'est engagé, nous aurons besoin, dans les deux Chambres, de femmes et d'hommes convaincus du rôle important des expatriés pour notre Nation. Je souhaite que vous fassiez partie de ceux-là.
Durant la prochaine législature, vous pourrez compter sur les sénateurs des Français de l'étranger pour vous appuyer au Sénat sur les grands dossiers structurants qui seront défendus à l'Assemblée Nationale. De votre côté, l'ensemble des députés de la majorité présidentielle se devra d'apporter son soutien à tous les textes législatifs pouvant améliorer la vie de nos compatriotes à l'étranger, qu'ils soient présentés par le Gouvernement, proposés par des députés ou par les sénateurs représentant les Français établis hors de France.
C'est aujourd'hui mon vu. Je souhaite que demain ce soit notre combat commun. "
Michel GUERRY
Président de l'Intergroupe d'Union du C.S.F.E. (R.P.R.-U.D.F.-D.L.-Indépendants) |
Editorial de Mai 2002
Mes chers compatriotes,
La France, pays de l'Humanisme, de la Liberté, de l'Egalité, de la Fraternité est blessée !
Même si le leader du Front National n'a rassemblé sur son nom qu'un nombre de voix identique à celui de 1995, même si c'est seulement en pourcentage de suffrages exprimés (grace aux abstentions) qu'il a fait le score inquiétant que nous connaissons, l'image de la France, pour beaucoup s'est ternie.
De plus, il ne faut pas minimiser son résultat ni l'effet délétère qu'il induit dans la campagne de l'entre-deux tours.
Les Français expatriés, quant à eux, sont restés fidèles aux valeurs de la République et ont accordé leurs suffrages aux candidats républicains et démocrates, au premier rang desquels figure Jacques Chirac avec 30,56 % des suffrages exprimés à l'étranger.
Malgré tout, nos compatriotes hors de France ont été encore trop peu nombreux à aller voter, à peine plus de 30 %.
Aujourd'hui, les manifestations se multiplient dans toute la France, (ainsi que dans de nombreuses villes à l'étranger), où nos compatriotes se rassemblent pour dire non à la haine et l'intolérance.
Constatez la forte mobilisation des jeunes qui n'hésitent pas à descendre dans la rue pour dire non à la haine, oui aux valeurs de la démocratie.
Comment ne pas s'y intéresser, et comprendre leurs attentes?
Sont ils en train de donner une leçon de civisme et de citoyenneté aux abstentionnistes ?
Alors votez ! Faites voter !
Le 5 mai, l'enjeu sera le suivant : deux électeurs qui s'abstiennent, c'est une voix pour le leader d'extrême droite.
Rappelez que le programme de Jacques Chirac répond aujourd'hui aux attentes du plus grand nombre et notamment en matière de croissance, de libertés et de lutte contre l'insécurité.
Et, ensemble, affirmons nos valeurs républicaines et notre attachement à la démocratie en réélisant Jacques Chirac à la présidence de la République.
Votez, Faites voter !
Mais au-delà du 5 mai, nous voulons aussi que les Français donnent au Président Jacques Chirac une majorité à l'Assemblée Nationale qui lui permette de gouverner et de faire appliquer son programme.
Avec Jacques Chirac,
Nous voulons redonner confiance aux Français, Confiance à tous les français.
Confiance en eux-mêmes, confiance dans leur pays.
Nous voulons que la France reprenne la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter.
Nous voulons redonner à tous le goût de vivre à nouveau dans notre si beau pays !
Michel Guerry

Editorial d'avril
Lors de mon déplacement dans les deux Congos, République du Congo et République Démocratique du Congo, le premier constat qui s'impose est celui d'un triste spectacle que celui de deux pays sortant de guerres civiles, voire de véritables génocides comme ce fut le cas en République Démocratique du Congo.
Fort heureusement, le Congo Brazzaville est maintenant à peu près pacifié, espérons pour longtemps, ce qui permettra au pays de commencer à s'organiser et à se développer de nouveau.
Sur l'autre rive du fleuve Congo, celle de Kinshasa, le pays semble sur un volcan, même si la situation dans la capitale apparaît calme.
Indubitablement, ces deux pays, comme beaucoup d'autres en Afrique, attendent que l'Occident et, plus particulièrement l'Europe, mais surtout la France, s'intéressent de nouveau à eux car ils se sentent perdus et souvent délaissés.
Certes, nous avons le devoir d'aider les pays africains, mais comment ?
Des initiatives intéressantes, institutionnelles ou privées, sont engagées et méritent d'être soutenues et encouragées.
En République du Congo, des projets de coopération, limités en importance, ont été amorcés afin de reconstruire le tissu économique et paraissent avoir donné d'excellents résultats, notamment dans les trois secteurs suivants :
- La formation de formateurs
A partir d'un recrutement judicieux, s'effectuera la formation d'instituteurs dont les meilleurs seront, à leur tour, les formateurs d'autres instituteurs.
- La formation d'artisans
Choix d'artisans parmi les meilleurs de leur profession : ferblantiers, boulangers, menuisiers, etc.
Pour moitié du temps, les enfants font de la formation (lecture, établissement du prix de revient), le reste du temps, l'apprentissage pratique du métier.
- La banque de micro crédit
Faut-il rappeler que ce type de structure bancaire a été inventé dans le but de prêter des sommes faibles à de très petites entreprises artisanales -très souvent dirigées par des femmes- afin qu'elles démarrent ou développent de nouvelles initiatives.
Il est à noter qu'au Congo, aucune difficulté n'a été rencontrée dans les recouvrements de remboursements.
En République Démocratique du Congo, signalons des projets d'élevage et de pisciculture.
Pour conclure, je souhaiterais vous livrer deux réflexions.
Pour que l'Afrique s'épanouisse, il faut que toutes les forces et les moyens disponibles aident à faire avancer la paix.
Il ne peut y avoir de développement économique durable que si les populations travaillent durablement à l'édification d'une entente sans arrière-pensées de domination d'un peuple, d'une ethnie sur d'autres.
L'autre, née de ma participation au colloque organisé au Sénat par l'Institut de Prospective Africaine. L'objectif majeur de l'I.P.A. est la promotion de rencontres entre des acteurs politiques et économiques français et africains. Mon sentiment est qu'une véritable coopération ne peut s'établir qu'en unissant, plutôt qu'en les opposant, les capacités du secteur privé aux responsabilités institutionnelles.
« Toute puissance est faible à moins que d'être unie ».
Michel GUERRY

Editorial de mars
Les élections, tant présidentielle que législatives, qui se profilent à l'horizon de ce printemps seront une étape décisive dans notre vie démocratique et particulièrement pour les Français vivant hors de France.
L'élection présidentielle pour les Français de l'étranger doit être un acte fort de la vie civique de chacun d'entre nous.
Pour la première fois, depuis très longtemps, les neuf sénateurs des Français de l'étranger, appartenant à l'opposition parlementaire actuelle, se sont réunis pour soutenir, dès le premier tour, la candidature de Jacques Chirac.
Nous sommes certains que Jacques Chirac ne décevra pas les attentes des Français de l'étranger, ayant toujours été le seul en prendre en compte leurs préoccupations et ayant à chacune de ses interventions une pensée pour ses compatriotes de l'étranger.
Pour soutenir sa candidature, il est donc de notre devoir de créer des comités de soutien à Jacques Chirac dans le plus grand nombre de pays.
Ces comités doivent être ouverts à toutes les sensibilités à l'image du soutien qu'apportent les sénateurs au Président sortant.
Du fait du cadre juridique de la campagne, la création d'une structure associative est à proscrire.
Les comités de soutien doivent rester informels, n'avoir ni existence juridique, ni compte bancaire.
En effet, il convient d'éviter toute prise en charge de frais par une personne morale, quelle qu'elle soit, qui pourrait constituer un avantage en nature illégal.
Il faut donc privilégier les moyens de communication gratuits comme les communiqués de presse et les réunions informelles type " tupperware".
Durant la campagne, les sénateurs, mais aussi certains députés se rendront à la rencontre des communautés françaises à l'étranger et échangeront des idées sur les attentes des expatriés et les réponses qu'apportent Jacques Chirac à leurs interrogations.
Le 7 mars, lors de la réception qu'offrira aux Délégués du C.S.F.E., Christian Poncelet, Président du Sénat, Jacques Chirac sera présent et devrait exposer son projet pour les Françias de l'étranger.
Au-delà de nos divergences sur le terrain, nous sommes maintenant tous mobilisés pour une seule victoire, celle de Jacques Chirac.
Michel Guerry
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