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ÉDITORIAL DE DECEMBRE 2003
Le rassemblement de nos différentes tendances (anciens RPR ou militants UDIL) au sein du CSFE, en devenant le groupe de lUnion des Français de létranger, a marqué mardi soir 16 décembre 2003 une avancée très importante dans lunion de nos forces.
Elle devient ainsi la première formation avec près de 90 membres sur 183 élus au Conseil.
Cétait un vu du Président Alain Juppé et des autorités de lUMP, cétait celui du Président Pélisson et des membres de lUFE, cela correspondait majoritairement au souhait de nos compatriotes engagés, de nos électeurs établis à létranger.
Cest pour moi, un des rares sinon le seul, à lavoir inscrit comme un engagement personnel de ma profession de foi, un aboutissement.
La construction fédérale de ce nouveau groupe UFE au sein du Conseil pemettra sur le terrain , jen suis sûr, la souplesse nécessaire à toute construction politique de rassemblement. Certes des difficultés surgiront encore lors des élections dans les différentes circonscriptions,. mais nous saurons mieux les régler sans que tout semble dicté par des autorités parisiennes et décourage ainsi nombres délecteurs de bonne volonté.
Quaujourdhui soit aussi loccasion de former des vux de réussite pour cette nouvelle forme de notre combat et
De vous souhaiter, à toutes et à tous, une très bonne année 2004
Michel Guerry

ÉDITORIAL DE NOVEMBRE 2003
La majorité actuelle a été élue sur la promesse de faire des réformes jugées indispensables si nous voulions rester dans le peloton de tête des nations modernes.
Cest dans ce sens que le Premier Ministre a engagé son gouvernement avec courage, détermination et circonspection. Cet engagement a été pris dans une ambiance économique mondiale des plus moroses.
Tout dabord, Jean-Pierre Raffarin sest attaqué à la sécurité au quotidien, puis aux 35 heures, aux retraites, à la décentralisation, à la gestion de la sécurité sociale et à la violence routière.
Le gouvernement a dû contenir la mauvaise humeur sociale, les débordements corporatistes, les grèves inopinées, qui se transforment trop souvent en troubles de lordre public. Il a dû faire face au séparatisme corse et aux menaces terroristes endémiques.
Et que dire des catastrophes naturelles que la France a connus ces deux dernières années ? Nous avons subi des inondations, des marées noires, des incendies dévastateurs, une canicule meurtrière.
Le premier Ministre sest efforcé non seulement dêtre présent pour marquer la solidarité nationale mais aussi de trouver des solutions et des compensations pour les sinistrés.
Et cette politique a des succès certains.
Pour autant la plupart des médias ne les voient pas, ne sen souviennent pas, qui en général, critiquent tout et nimporte quoi. Cest le constat que men faisait avec regret, lors dun de mes récents voyages, un Français établi hors de France.
Omission qui dure, mémoire défaillante qui rendent les Français moroses et les sondages calamiteux, si lon en croit les médias. Ils étaient au sommet au début de lannée, ils sont dans les abysses aujourdhui.
Comme si -pour de nombreux commentateurs de la presse- le premier Ministre pouvait être tenu pour responsable de tout et son contraire (y compris pour ce que nont pas fait les gouvernements précédents ?).
Nous devons être capable de soutenir laction du gouvernement dans les difficultés. Nous ne devons pas suivre le discours audiovisuel ambiant plus soucieux du "spectaculaire" que des intérêts à long terme de notre pays.
Enfin, pour donner une note humoristique, pourquoi le Premier Ministre ne serait-il pas tenu responsable de notre échec au championnat du monde de rugby !

ÉDITORIAL D'OCTOBRE 2003
La France tient à l'exception culturelle et c'est incontestablement un très bon combat qui nous place dans le monde dans une position enviable et remarquée.
Mais il y a des dérives dont la grève des intermittents du spectacle de cet été est un bon exemple. Elle a été suicidaire. Elle a porté à l'image culturelle de notre pays un coup aux conséquences durables.
Rappelons quelques faits :
Les intermittents du spectacle jouissent d'une gestion exceptionnelle du chômage.Ils ont besoin de 507 heures de travail pendant dix mois pour bénéficier durant huit mois maximum d'une indemnisation de chômage.Cela a entraîné un nombre d'abus que l'on peut deviner à travers les chiffres suivants :
En 1992 il y avait environ 40 000 intermittents. Le régime de chômage de cette branche était (déjà) déficitaire de 340 millions de francs (± 51 830 000 €). Dix ans plus tard, en 2002, 135 000 cotisants, 102 600 indemnisés ce qui coûte à l'UNEDIC de l'ordre de 850 millions de francs (± 130 000 000 €) Le déficit global de l'intermittence ( pour 100 000 indemnisés ) représente ainsi le tiers du déficit du régime général face au 2 millions d'indemnisés restants.
Pouvons nous continuer ainsi ?
L'argent du chômage sert, on le sait, à autre chose qu'à indemniser des chômeurs. Il y a des abus par les entreprises de productions, les chaînes de diffusion, dans la définition de l'intermittence qui n'ont pas été assez dénoncés. La standardiste d'une chaîne de radio publique -travailleuse à l'année- est déclarée intermittente (?) du spectacle. Des directeurs de production et des techniciens étaient payés 15 jours par mois et le reste par les ASSEDIC, jusqu'à ce que l'UNEDIC y mette fin.
Le budget de la Culture en France est important. 2 632,7 millions d'euros pour 2004. C'est un effort considérable de la Nation. Comment justifier qu'il augmente encore pour compenser ces déficits incluant ces dérives et des abus que sont ces salaires déguisés ? Je n'y suis pas favorable.
Faut-il redéfinir la notion même d'intermittence et la réserver -en dehors de l'audiovisuel qui procède d'un économie quasi industrielle- au spectacle vivant ? Certainement ! Nous sommes dans un imbroglio comme les français les aiment. Nous n'en sortirons pas facilement et surtout pas sans dégâts.
Et pourtant, la culture est un apport important sinon indispensable au rayonnement de nos créateurs, de nos villes, de notre pays. Probablement faut-il poser les jalons d'une future loi qui outre l'intermittence, abordera les questions qui se posent pour les jeunes créateurs comme pour ceux qui en sont exclus tels que les plasticiens.
Enfin, à l'heure de la libre circulation des travailleurs dans notre continent, la France se doit de réfléchir en liaison avec ses partenaires européens sur cet aspect social du spectacle et de l'intermittence ; C'est à ce prix qu'elle assumera sa place dans la culture à l'heure des enjeux économiques de la planète,.

ÉDITORIAL DE SEPTEMBRE 2003
Pour nous, Français de l'étranger, la rentrée signifie la réunion à Paris de l'Assemblée plénière du Conseil Supérieur des Français de l'Etranger.
Autour de ce rendez-vous important pour la représentation des deux millions d'expatriés, c'est l'ensemble des instances représentatives des Français établis hors de France qui se retrouvent dans la capitale pour des assemblées générales d'associations, de groupes politiques et d'organismes où la voix des Français de l'étranger se fait entendre.
Cette année, la principale tendance que j'ai constatée, lorsque l'on regarde de près les chiffres, est l'augmentation de l'expatriation avec une nette accélération sur les cinq dernières années.
Les deux principales zones d'expatriation sont aujourd'hui l'Europe occidentale (51,3% des Français immatriculés dans le monde) et l'Amérique du Nord (12,8%).
Il est important de noter que depuis 10 ans, si l'Union Européenne joue son rôle de brassage des différentes communautés qui la composent (3,6% d'augmentation du nombre de Français s'y installant), l'Europe de l'Est, avec l'ouverture de nouveaux marchés, offre un nouvel enjeu d'expatriation pour le dynamisme économique de nos compatriotes (10,2%).
On ne peut donc que s'en réjouir.
Cependant, il ne faudrait pas que cette accélération de l'expatriation représente ce que j'ai personnellement vécu en 1965. Pour tout jeune cadre ambitieux, les clefs d'une réussite professionnelle paraissaient, à cette époque, se trouver d'avantage aux Etats-Unis que dans mon propre pays.
L'expatriation de jeunes Français aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne ne peut être étrangère aux conditions matérielles et aux espoirs d'accomplissement personnel quand on sait que le PIB (par habitant) de la France est passé de la 3ème/4ème place dans les années 80' -parmi les quinze pays de l'Union Européenne- à la 13ème place aujourd'hui.
Et lorsque nous constatons que notre pays a du mal à attirer et retenir des étudiants étrangers, cela part des mêmes raisons du recul de la France dans le monde.
Notre Gouvernement doit prendre en compte cette donnée importante de l'expatriation française actuelle. Les pistes de réflexion existent et il me paraît primordial de les poursuivre afin de valoriser notre expatriation comme un atout plutôt que de la vivre comme un asile professionnel.
Il faut que l'expatriation de nos compatriotes, surtout des jeunes diplômés, enrichisse leur carrière professionnelle, par une expérience à l'étranger, et qu'à leur retour ils puissent en faire profiter notre production.
Notre Gouvernement va dans la bonne voie lorsqu'il facilite la création d'entreprises.
Il est encore dans son rôle lorsqu'il facilite également la venue en France d'étudiants étrangers qui seront, plus tard, nos correspondants naturels dans leurs pays.
C'est le sens de mon soutien à l'action
de Jean-Pierre RAFFARIN.

ÉDITORIAL DE JUILLET-AOÛT
" Enfin nous devons avoir l'ambition d'une grande chaîne d'information continue internationale en français, à l'égale de la BBC ou de CNN pour les anglophones. C'est essentiel pour le rayonnement de notre pays. Et pour les expatriés, ce serait un lien vivant et immédiat avec la métropole
" Extrait du discours de Jacques CHIRAC, prononcé le 7 mars 2002 devant les élus du Conseil supérieur des Français de l'étranger
LES FRANÇAIS EXPATRIES ET "LA VOIX DE LA FRANCE"
Une voix nécessaire :
Lors des derniers évènements en Centrafrique et en Côte d'Ivoire, on a pu constater de quelle manière dramatique l'absence d'informations fiables et surtout appropriées à leurs réalités, les Français expatriés ont vécu dans la difficulté.
Emetteurs F.M. coupés, relais TV "en panne", seuls ceux qui pouvaient recevoir les ondes courtes, ou les émissions par satellites gardaient un lien suivi avec la France, même si les émissions diffusées étaient plutôt réalisées pour les métropolitains que pour eux.
Qu'ont pensé aussi les Français résidents aux Etats-Unis lors des formidables campagnes de désinformation sur la France, incapables de renvoyer leurs interlocuteurs locaux à d'autres vérités que celles émises par des médias locaux ?
Les Français établis hors de France aux avant-postes
Tant à l'écoute de notre pays dans l'expression de sa diplomatie, de ses combats économiques et sociaux , sa culture, les expatriés sont les premiers intéressés directement ou comme relais d'opinion à ce qu'une voix "établie, reconnue" de la France se fasse entendre au plan international.
Une voix véritablement axée sur les grands problèmes de nos sociétés, des conflits mondiaux comme ceux que génère la mondialisation et les aspects désormais inévitables d'une économie, d'une santé et d'une écologie partagées.
Une communication vers la métropole ?
Mais il est un autre aspect de cette communication nouvelle que les Français établis hors de France ne sauraient manquer.
Comme la CNN, dont l'impact se mesure principalement à l'intérieur des Etats-Unis, les expatriés savent que cette "chaîne d'information internationale à la française" peut être pour eux, une chance formidable de mieux se faire connaître de la métropole. Une chance, de rendre, pour beaucoup d'entre eux, leurs efforts de développement à la conquête de nouveaux marchés exemplaires, une incitation pour nos jeunes diplômés de découvrir l'aventure de l'expatriation :
" Une aventure où il faut faire preuve de compétence, de professionnalisme et d'une vraie faculté d'adaptation pour s'imposer dans un milieu où tout est nouveau, où tout est différent.
Une aventure où il faut vraiment se battre et donner le meilleur de soi.
Et puis, une aventure où il faut pouvoir compter sur la solidarité des autres Français "
comme l'a souligné le Président de la République, Jacques CHIRAC, en mars 2002.
Projets ou objectifs ?
Comment donc sur des soucis de base aussi élémentaires s'envisagent les projets dont la plupart, à les lire, ne sont que des affirmations techniques ou d'expérience dans le champ du spectacle concurrentiel et dont presque tous minimisent innocemment les coûts.
Pour schématiser encore, qui parlera au nom de la France ? Des journalistes d'état ? Une rédaction plurielle ? Des saltimbanques ? Un comité politique de programmes ?
Ou, comme chez nos voisins britanniques, des professionnels ministériels de la communication ?
Pourra t'on jouer les synergies entre l'existant, le public, le privé, les différents médias sans recréer une agence ou un ministère de l'information ?
En tout état de cause, quelles sont les garanties pour que les intérêts et les perspectives des expatriés soient (au delà de phrases rajoutées en dernière minute), véritablement pris en compte dans les projets ?
Une proposition
Etablir un média de ce type ne peut s'établir qu'après des temps de mise en place et de rodage conséquents, mais rien ne se fera convenablement si l'on n'en définit pas clairement les audiences et les objectifs.
Pour ma part, et en droite ligne de ma mission, je prépare une consultation ciblée sur plus d'une centaine de leaders d'opinion, Français expatriés, dès septembre, afin de connaître leurs réactions sur le sujet.
Je souhaite également recueillir le sentiment sur cette question du plus grand nombre de Français expatriés qui pourront me faire part de leur avis à l'aide du formulaire ci-joint.

ÉDITORIAL DE JUIN 2003
Un grand merci à tous les électeurs, qui, conscients des enjeux que représentaient ce vote du 1er juin, ont su accomplir leur devoir de citoyen. C'est la véritable et bonne façon, nous l'avons répété, de donner du poids aux expatriés dans le dialogue national.
Il reste toutefois à regretter une fois de plus que ces élections aient été caractérisées par une trop faible participation, plus faible encore qu'en 1997 dans ces circonscriptions d'Afrique et d'Amérique. Il reste un gros effort de communication a entreprendre.
Autre leçon, tout aussi flagrant, le succès très mitigé du vote (a contrario de ce que diffuse la presse) par Internet, dans les deux circonscriptions test des États-Unis. Si poursuivre dans cette voie s'avère nécessaire voire incontournable, il faudra certainement mettre en place un meilleur système, plus sécurisé, plus compréhensible par nos compatriotes et évidemment moins précipité.
Mais le plus important à méditer reste l'enseignement politique de ces élections.
L'union a portée ses fruits.
Les listes de gauche (ADFE) qui, jusqu'alors, avaient profité régulièrement des dissensions a, cette année, perdu de nombreuses circonscriptions (Buenos Aires, Caracas, Lomé, Mexico et Tananarive) gagnées par des listes UFE soutenues par l'UMP.
C'est donc dans cet esprit qu'il faut poursuivre et que nous devons aborder notre participation au sein d'un Conseil Supérieur des Français de l'Étranger renouvelé.
Maintenant, avec les nouveaux élus auxquels j'adresse à nouveau mes plus vives félicitations - et dont je tiens à saluer l'éthique exemplaire qu'ils ont maintenue durant la campagne - il va nous falloir bâtir au CSFE une majorité unie, stable et déterminée qui sera votre fidèle porte-parole, le tenace défenseur de vos intérêts et l'artisan incessant du renforcement du rayonnement de notre pays dans le monde.
C'est en conjuguant nos convictions, tout en se respectant, que nous avons réussi l'union pour ces élections.
C'est en faisant converger nos objectifs en se rassemblant autour de nos valeurs communes que nous la réussirons au sein du CSFE, au sein de l'UMP.
Vous savez pouvoir compter sur moi pour y parvenir.

EDITORIAL DE MAI 2003
Je rentre dun déplacement en Afrique Saharienne, en Mauritanie, avec un triple constat.
Dune part, la diversité ethnologique des Français de la zone est bien plus grande que lon pourrait lenvisager. En effet, après de longues années passées en France à travailler dans les usines, sur les docks ou au fond des mines, dans notre armée, de nombreux Soninkés ont acquis la nationalité française.
Cest ainsi, que jai pu rencontrer quelques-uns des deux mille compatriotes dorigine noire qui vivent leur retraite sur les rives du fleuve Sénégal.
Tous ces franco-mauritaniens, très attachés à la France, cherchent à maintenir des liens forts avec leur pays dadoption. Si dans les villes comme Nouakchott ou Nouadhibou, Internet, E-mails, forums de discussion sont en passe de devenir, comme je lavais prévu, des outils normaux et courants pour se relier au monde, dans ces villages, sans bureau de poste, dépourvus de téléphone, voire délectricité, cela reste difficile pour nos compatriotes.
Tous ces problèmes de communication tant interne quexterne que lon rencontre en Mauritanie et dans les pays sahariens en général, restent la clef de lidentité des expatriés.
Enfin, laccès au droit à exercer leurs devoirs de Français en Mauritanie. Tous ceux-ci et ils me lont dit, souhaiteraient remplir leurs devoirs de citoyens et notamment celui dexercer leur droit de vote. Voter par correspondance leur est impossible, se déplacer vers la capitale pour voter en personne leur prend deux journées entières et quant au vote électronique -que lon introduit pour la première fois cette année- il leur reste à attendre.
Vous qui avez la chance de pouvoir exercer vos droits dans un confort dont nous ne mesurons pas assez souvent les bienfaits, prenez conscience de limportance de vos devoirs : le 1er juin 2003, VOTEZ !

EDITORIAL D'AVRIL 2003
Conflits armés au Moyen-Orient, soulèvements récents de Côte d'Ivoire, de Centre Afrique, rapts en Colombie, en Asie du sud-est quand ce n'est pas la menace d'épidémie de pneumonie atypique, chômage parfois, faillites économiques, les français éparpillés dans le monde, qu'ils résident temporairement pour leur travail ou de manière établie ne manquent pas d'être exposés à tous les dangers.
Comme tous nos concitoyens ils méritent l'attention de l'Etat et, dans toute la mesure du possible, sa protection.
C'est, vous le savez, le rôle du Conseil Supérieur des Français de l'Etranger de le rappeler sans cesse aux gouvernements qui se suivent et plus particulièrement des douze sénateurs représentant les français établis hors de France de parcourir le monde pour en mesurer les résultats, proposer mesures, lois et règlements en conséquence.
Personnellement, j'ai déjà longuement insisté sur ces problèmes de sécurité, et sans cesse défendu, pour ces quelque deux millions d'expatriés, leur droit.
Mais aujourd'hui, particulièrement pour nos ressortissants, les binationaux d'Afrique et d'Amérique, il est impératif de leur rappeler ce qui est absolument leur devoir.
Dotez vos représentants, par un vote conséquent, d'une légitimité renforçée et d'une représentation qui correspondent à vos aspirations.
Le 1er juin 2003 :votez et faites voter massivement autour de vous !
Le C.S.F.E. est la voix des Français de l’étranger, faites entendre la vôtre.
EDITORIAL DE MARS 2003
Pour cet éditorial, je voudrais m’adresser plus spécialement aux Français qui résident en Afrique et en Amérique.
Le 1er juin prochain, les Français d’Afrique et d’Amérique renouvelleront pour six ans les élus qui les représentent au Conseil supérieur des Français de l’étranger (C.S.F.E.).
Le C.S.F.E. c’est tout d’abord l’assemblée représentative des deux millions de Français expatriés, mais c’est également le porte-parole, le défenseur attentif, pugnace et constant de leurs droits et intérêts.
Le C.S.F.E. est l’interlocuteur privilégié du Gouvernement et des postes diplomatiques et consulaires sur toutes les questions relatives aux communautés de Français à l’étranger.
Depuis 1948, le C.S.F.E. représente un faisceau d’expertises et de compétences au service des Français dans le monde.
Présidé de droit par le ministre des Affaires étrangères, le C.S.F.E. se compose de 183 membres : 12 sénateurs représentant les Français établis hors de France, 150 élus au suffrage universel direct à travers le monde (tous bénévoles) et 21 personnalités désignées par le président pour leur connaissance des questions liées à l’expatriation. Ce sont les 150 élus du C.S.F.E. qui constituent le collège électoral désignant les sénateurs des Français de l’étranger.
A Paris, le C.S.F.E., organisé en quatre commissions permanentes et trois commissions temporaires, émet des avis au Premier ministre, des résolutions et vœux aux ministères et des motions à l’administration.
Certains vœux et motions sont relayés par les sénateurs qui, au Parlement, déposent des propositions de lois ou des amendements à la législation en vigueur.
Sur le terrain, vos élus au C.S.F.E. sont systématiquement consultés par les postes diplomatiques sur toutes les questions touchant la communauté française dans la circonscription.
Vos élus donnent leur avis avant l’ouverture de négociations bilatérales susceptibles d’influer sur la situation des expatriés (conventions fiscales, de sécurité sociale, droits de la famille, succession, etc.).
Vos élus sont présents et travaillent pour vous avec les comités consulaires (emploi et formation, protection et aides sociales, bourses scolaires et sécurité), les services économiques et culturels des ambassades, les associations de Français à l’étranger, les écoles et lycées français et les instituts et alliances françaises.
La France est l’un des rares pays à posséder une instance représentative de ses expatriés et certainement le seul pays à vous donner la possibilité de désigner au suffrage universel direct vos représentants dans ces instances.
Inscrivez-vous dans votre consulat et faites inscrire vos amis sur les listes électorales « C.S.F.E. »
avant le 31 mars 2003
Le 1er juin 2003, votez et faites voter massivement autour de vous
Le C.S.F.E. est la voix des Français de l’étranger, faites entendre la vôtre.
EDITORIAL DE FEVRIER 2003
S'il est bien une chose qui différencie de façon majeure un sénateur des Français de l'étranger de tout autre parlementaire, c'est qu'il est le seul élu français à devoir gérer tant humainement que politiquement des situations extrêmes.
C'est le cas aujourd'hui avec la crise qui secoue la Côte d'Ivoire et qui jette dans des difficultés sans noms plus de 18.000 Français. Pour la plupart, ils avaient fait leur vie dans ce pays. C'est hélas aussi le cas de ceux qui habitent le Centrafrique ou la Colombie
L'actualité vous saute à la gorge quand vous avez au bout du fil l'un de vos compatriotes plongé dans l'une de ces situations extrêmes.
Il n'est pas inutile d'évoquer les moyens d'action dont disposent les sénateurs des Français de l'étranger :
Humains tout d'abord, en apportant heure par heure -et quelquefois en continu- des informations précieuses, qui font défaut sur place.
Mais aussi et cela me semble plus important encore, en assurant nos compatriotes, pris dans la tourmente, qu'ils ne sont pas oubliés par leur Pays.
Politiques évidemment. Les sénateurs des Français de l'étranger, en contact permanent avec les cabinets ministériels et la Présidence de la République, sont le relais des communautés françaises.
Ils leur signalent leur détresse, alertent les plus hautes autorités de l'Etat sur des situations particulières et sur les demandes des Français véritablement pris en otages.
Dans la crise qui nous préoccupe aujourd'hui, en réclamant plus de sécurité auprès des pouvoirs publics, par une pression incessante auprès du Gouvernement, nous avons obtenu l'envoi de renforts armés sur le théâtre des opérations.
Afin de protéger les Français et de sécuriser les zones où ils résident, 150 gendarmes supplémentaires ont été envoyés à Abidjan pour renforcer leur sécurité.
Chaque Français à l'étranger doit savoir qu'avec mes collègues Paulette BRISEPIERRE et Christian COINTAT, notre vigilance et notre détermination restent entières et permanentes.
Enfin, dans cette crise très préoccupante, dont l'issue demeure toujours incertaine, je tiens à saluer le courage exemplaire de Catherine RECHENMANN.
Présidente de l'U.F.E.-Côte d'Ivoire, elle sait faire preuve d'abnégation et de courage afin d'apporter à nos compatriotes un peu de réconfort et leur donner les informations que nous pouvons lui transmettre afin de les tenir au courant des développements les plus récents.
Elle a droit à toute notre reconnaissance.

EDITORIAL DE JANVIER 2003
A l'occasion de cette nouvelle année qui débute, je tiens à formuler pour 2003 des vux de bonheur et de prospérité pour la France et particulièrement tous les Français de l'étranger.
Deux rendez-vous importants vont marquer notre année.
Tout d'abord, avec la réunion du Congrès du Parlement à la fin du mois de février, l'inscription et la reconnaissance dans la Constitution de la République des instances représentatives des Français de l'étranger et la primauté donnée au Sénat dans l'examen des projets de loi touchant directement les Français expatriés.
Ensuite, le 1er juin prochain, les Français de l'étranger résidant en Afrique et en Amérique renouvelleront leurs représentants au Conseil supérieur des Français de l'étranger (C.S.F.E.). Ce sont 77 élus au C.S.F.E. qui seront désignés pour les 6 années à venir, pour représenter et défendre les intérêts de nos compatriotes.
C'est une étape importante dans la vie des communautés françaises expatriées et la participation doit être accrue par rapport aux derniers scrutins.Voter étant un droit, c'est surtout un devoir républicain.A chacune et chacun d'entre vous je souhaiterais conclure en disant : " Inscrivez-vous et faites inscrire vos connaissances sur les listes électorales, mais surtout votez et faites voter ".

EDITORIAUX DE 2002
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