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Éditorial de Juillet Oui à l'alignement des pensions militaires des anciens combattants de France et d'ailleurs, en attendant celui des veuves de guerre? Le Président de la République vient d'annoncer l'alignement des pensions militaires de retraite des anciens combattants étrangers -essentiellement africains- sur celles de leurs frères d'armes français. La "décristallisation", votée en 2006, portait sur les prestations du feu (pensions militaires d'invalidité et retraite du combattant). Elle deviendra donc une réalité à la rentrée parlementaire. Elle concerne environ 30 000 personnes. Il était difficile dans le cadre d'un défilé du 14 juillet où étaient invités les chefs d'Etat de 13 nations africaines ayant accédé à l'indépendance il y a 50 ans, de ne pas témoigner de la reconnaissance de la Patrie envers les combattants originaires de ces pays? Cependant les statuts et droits des Anciens Combattants sont encore loin d'être tous harmonisés et cohérents. C'est également le cas des pensions des veuves de guerre. Il s'agit de l'inégalité des pensions versées aux veuves de guerre
qui veut aujourd'hui que celles dont l'époux est décédé avant juillet
1962 soient versées au taux du soldat; et au-delà de juillet 1962,
au taux du grade. J'espère que cette modeste demande aboutira, car le nombre de femmes concernées, là comme ailleurs, s'amenuise d'année en année? La reconnaissance de la Nation ne devrait pas souffrir d'autant
de disparités et d'exceptions pour des soldats qui n'ont pas fait
de différences au moment de s'engager ou de donner leur vie pour
la France.
Éditorial de juin
Je viens de participer en Corée, à Séoul, à la commémoration du 60e anniversaire de cette guerre oubliée que fut la guerre de Corée. Elle a pourtant marqué la fin de l'expansion du communisme. En effet, en 1950, les nord-coréens franchirent le 38e parallèle pour annexer la partie Sud de la Corée et, pour la première fois, l'ONU décidait de réagir et d'envoyer des troupes -des contingents internationaux- pour rétablir la situation. La France y envoyait un bataillon de volontaires, le Bataillon de Corée. Il fut héroïque et les Coréens nous en sont toujours infiniment reconnaissants.
A ce sujet, une autre réflexion mérite d'être faite. La Corée était très pauvre au sortir de la Seconde guerre mondiale.
Après la guerre de Corée, elle était ruinée. Un exemple à méditer, alors que ce pays assumera la présidence du sommet du G20, prévu à Séoul en novembre prochain?
Éditorial
de mai Je rentre d'un séjour en Grèce dans le cadre du groupe d'amitié France-Grèce du Sénat. C'est un pays que je connais bien pour y avoir vécu et travaillé durant de longues années. Je ne peux que me féliciter de l'aide conjointe que l'Union européenne
et le FMI viennent de décider d'octroyer aux Grecs. La Grèce est probablement un exemple assez unique et à part. Elle a et continue de gérer sa relation à l'Union européenne en considérant qu'elle doit tout attendre des autres Etats membres, sans avoir à se lancer dans des réformes structurelles fortes et réelles. Avec 110 milliards de prêts de ses voisins et du FMI, la Grèce a normalement de quoi couvrir ses besoins financiers jusqu'à 2012. Ce plan de sauvetage est probablement une aubaine pour ce pays qui renâcle à se réformer et pour lequel le réveil ne peut être que brutal. Il va désormais non seulement lui falloir respecter scrupuleusement les critères de convergence auxquels tous les pays de la zone euro sont astreints. Car il en va de la crédibilité de la monnaie unique et de l'Europe. Les avantages acquis de trop nombreux citoyens ou secteurs sont des choses auxquelles il faut parfois renoncer quand la situation est grave. Là est le principal défi auquel ce pays, comme d'autres, est désormais confronté. Et c'est dans sa capacité de changement qu'il sera d'abord jugé. J'ose dire à mes amis grecs : Ayez l'audace de changer ! Michel Guerry
Éditorial d'avril Adieu Paul, mon ami Le 13 mars, notre copain Paul CLAVE nous quittait. Il a été un pilier du CSFE, puis de l'Assemblée des Français de l'Etranger et cela pendant 25 ans. Il s'y est consacré avec une énergie peu commune. Son dernier combat a été au sein du Conseil Economique, social et environnemental pour présenter un avis sur les attentes et les besoins de nos compatriotes à l'étranger. Il a été impliqué avec passion dans les instances de l'Union des Français de l'Etranger pour en devenir en 1989 le premier vice-président mondial. Il m'avait aidé et conseillé quand j'ai été élu en 1988, je lui en ai toujours été profondément reconnaissant. Qu'Agnès et ses enfants qu'il aimait beaucoup, que sa soeur, sachent que l'amitié que nous portions à Paul se reporte sur ceux qu'il a laissé. Adieu l'ami Michel Guerry
Éditorial de mars Une nouvelle gouvernance pour un groupe politique qui se veut différent J'ai décidé de quitter la présidence du groupe Majorité Présidentielle et ainsi d'instaurer une règle de fonctionnement qui me paraît essentielle : celle de ne pas occuper la présidence d'un mouvement dès lors que l'on est en situation renouvelable à une élection dans l'année qui suit. En effet, les prochaines élections sénatoriales ayant lieu en octobre 2011, il ne paraît pas sain de laisser penser que l'on peut peser sur une élection de par sa fonction. Christophe FRASSA, élu sénateur en octobre 2008, a donc été élu à cette fonction. Le nouveau président a immédiatement fait adopter la Charte de notre Groupe, rédigée sous l'impulsion de Gérard Signoret. Ce document décrit les missions du Groupe "Majorité Présidentielle", nos valeurs et notre vision. Il s'agit clairement de ne pas être des écuries à candidats ou des machines électorales mais bel et bien de servir celles et ceux pour qui nous avons été élus : les Français de l'étranger. Une fois de plus, c'est en représentant toutes les sensibilités de la majorité présidentielle que nous aurons la possibilité d'accompagner l'élan que cette majorité représente. Et tout ceci dans la transparence, la démocratie interne, au service de tous. Michel Guerry
Éditorial de février HAÏTI… Nous avons atteint le drame absolu pour un pays avec le tremblement de terre d'Haïti. Nous avons des compatriotes morts ou disparus. Tout est désorganisé, tout est à reconstruire. Comment le faire ? Nous devons nous y intéresser, et nous le faisons. Haïti que Michelet appelait « la France noire » doit être reconstruite, réorganisée. Les Américains y mettent les moyens et c’est bien. Mais la France doit être présente car nous y avons une grande histoire commune ; c’est un pays francophone, très pauvre sans nul doute mais riche culturellement de peintres, d’écrivains, d’intellectuels qui ne voudront pas se laisser ravir le destin de leur pays. Les Haïtiens ont besoin de tout. Le monde entier est sur place, avec des moyens considérables. Faisons le vœu que ces moyens restent sur place assez longtemps pour qu’un développement harmonieux puisse s’établir, que les sommes d’argent récoltées ne soient pas trop dilapidées. Le peuple haïtien ne mérite pas les malheurs qu’il endure depuis si long temps. Michel Guerry
Éditorial de janvier En ce début d'année où le retour à une - faible et convalescente - croissance nous est prédit, il faut s'interroger sur les chances réelles de pouvoir créer de l'emploi en France à une vitesse et à un niveau satisfaisant pour tous. Alors, pourquoi ne pas devancer la relance en allant chercher la croissance là où elle se trouve, là où elle a déjà redémarré ... et d'appuyer la création d'emplois à l'étranger de ressortissants français par des entreprises françaises ? La réalité de nos entreprises nationales passe aujourd'hui par l'usage largement répandu à l'international des contrats locaux. Comparé aux emplois aidés en France, si l'État versait, aux entrepreneurs de notre pays, pour les emplois français qu'ils créent à l'étranger, un différentiel, cela permettrait, pour le même coût, de faciliter un emploi là où il est disponible et fortement créateur de valeur ajoutée. Ce dispositif pourrait-être instauré rapidement, de façon contrôlée et efficace. Ce ne serait en rien une prime aux délocalisations, argument aisément réfutable mais constituerait une forme parfaitement novatrice de prime à l'emploi. Reste l'audace de la proposer et de la promouvoir avec conviction. Les candidats à l'expatriation, nombreux, l'attendent avec impatience ! Michel Guerry Michel Guerry
Éditorial de décembre Deux demandes fortes exaucées ! Il aura fallu recourir à toute la détermination de quelques-uns de vos représentants au Sénat pour rétablir, par voie d'amendement, les 10 millions d'euros de la prise en charge de la scolarité des classes de lycée et des bourses scolaires, que les députés avaient décidé de retirer lors de l'examen du Projet de la Loi de Finances 2010. Ainsi aucune mesure restrictive au dispositif en place depuis l'an dernier ne viendra altérer le principe de gratuité de l'enseignement scolaire voulu par le Président de la République. Il aura fallu la même détermination et force de proposition pour obtenir du Médiateur de la République, la désignation d'un correspondant privilégié pour l'ensemble des Français établis hors de France. C'est désormais chose faite, en la personne de Monsieur Michel Savinas, magistrat, conseiller du secteur justice du Médiateur de la République. Pouvoir s'adresser à lui par voie postale ou par courrier l'électronique était également un souhait fort qui a été retenu. Ces deux mesures sont de nature à faciliter la vie de tous les ressortissants Français à l'étranger. Ce sont des mesures concrètes, dans l'esprit de ce que les sénateurs du groupe Majorité présidentielle tentent d'instaurer. Michel Guerry
Éditorial de novembre Au début de mon mandat, j'ai été coopté dans le réseau parlementaire de la Banque Mondiale. Il s'agit pour cet important organisme international de recueillir auprès de 1 800 parlementaires de tous les pays du monde des avis sur les actions que mène la Banque contre la pauvreté et pour le développement. Cela m'a amené à m'investir dans ces domaines. J'ai alors constaté de près la détresse des malades pauvres des pays pauvres. C'est 80% de la population mondiale qui n'a pas accès à notre médecine scientifique. Les médecines traditionnelles qui sont celles qu'utilisent les malades pauvres et la médecine scientifique se rencontrent peu. J'ai pensé qu'il était intéressant de faire dialoguer des médecins, des tradipraticiens, des politiques et des représentants de malades pour essayer d'aider ces patients. J'ai rencontré des gens exceptionnels qui tentent de leur venir en aide. Pour apporter ma pierre, il m'a paru important de mettre en contact des acteurs de santé qui ne se rencontrent pas forcément. C'est le but des Entretiens de Yaoundé qui se tiendront du 17 au 19 novembre. Pour en savoir plus : http://www.traditionsdavenir.info Michel Guerry
Éditorial d'octobre Au cours de l'Assemblée Générale de l'Assemblée des Français de l'Etranger courant septembre, le mouvement UFER a décidé de quitter le groupe UFE. Les raisons en sont relativement simples. Le groupe UFE avait été créé en décembre 2003, sous la présidence de Gérard PELISSON, avec comme objectif un rassemblement de tous les conseillers de la majorité présidentielle sous un même étendard. Malheureusement, après six années, il s'est avéré que chacun des mouvements restait avec ses particularités et ses objectifs propres. Ce qui empêchait l'émergence d'un groupe fort. Il est donc apparu aux membres de notre mouvement qu'il était nécessaire de trouver une solution. Nous avons donc créé le groupe Majorité Présidentielle qui se veut à l'image de ce que le Président de la République réalise au sein de sa majorité. En effet, nous avons vocation à être le groupe qui accueillera toutes les sensibilités de cette majorité. Nous agirons donc dans le sens d'une force politique soutenant l'action du chef de l'Etat. Par l'ouverture, le rassemblement, en dépassant les clivages et les intérêts électoraux. En appliquant en notre sein la démocratie, avec un seul objectif : la défense et la promotion des intérêts de nos compatriotes établis hors de France. Michel Guerry
Éditorial de Septembre UNE NOUVELLE IMPULSION
POUR LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE AU SEIN DE L'ASSEMBLÉE DES FRANÇAIS
DE L'ÉTRANGER
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