Intervention du sénateur Michel Guerry après du Ministre de la Défense, Michèle ALLIOT-MARIE, et du Ministre des Affaires Etrangères, Dominique de Villepin.

Paris, le 4 Novembre 2002.

La situation incertaine qui prévaut actuellement en République Centrafricaine préoccupe profondément nos compatriotes de Bangui, notamment à cause de la présence dans les quartiers nord de la capitale de mercenaires congolais venus au secours du Chef de l'Etat centrafricain et des risques grandissants d'exactions, inhérents à ce type de tension.

Je suis en contact permanent avec Monsieur André MONTEGUT, Délégué élu au Conseil supérieur des Français de l'étranger (C.S.F.E.) pour le Cameroun, la Centrafrique et le Tchad, qui réside à Bangui et qui me tient au courant des difficultés rencontrées par les Français de Centrafrique et leur demande pressante de renforcement de leur sécurité.

On annonce, m'indique Monsieur André MONTEGUT, un déploiement prochain d'une force de la CEMAC et les Français de Centrafrique, qui ne veulent pas être évacués, souhaiteraient vivement que des militaires Français participent à cette opération, ce qui les rassurerait d'avantage.

Je vous serais particulièrement reconnaissant de m'indiquer si la France envisage de participer à ce déploiement d'une force de la CEMAC et vous en remercie par avance.

.../...

 

Intervention du sénateur Michel Guerry concernant la sécurité en Centrafrique : La réponse du Ministre de la Défense, Michèle ALLIOT-MARIE

En réponse à l'interrogation du sénateur Michel Guerry concernant le dépoiement des troupes françaises sur le continent noir et la sécurité des français vivant en Centrafrique, Madame Alliot-Marie, ministre de la Défense, a rappelé les dispositions "faisant suite aux accords de Libreville du 2 octobre 2002 concernant le développement d'une force de la CEMAC (...) planifiée pour assurer la sécurité des institutions gouvernementales, participer à la restructuration des forces armées centrafricaines et observer la sécurisation de la frontière entre le Tchad et la République centrafricaine."

Par ailleurs, le ministre précise que "la protection et la sécurité des expatriés, voire leur évacuation le cas échéant, sont une préoccupation permanente pour la France. Dans cet esprit, le dispositif prépositionné en Afrique (...) représente une capacité de réaction de réaction immédiate appropriée."

Le ministre assure "porter une attention particulière à la situation sécuritaire à Bangui et en R.C.A. pour les ressortissants français comme pour les membres de la communauté internationale."