Intervention à la tribune
Séance du jeudi 6 décembre 2001
Projet de
Loi de finances pour 2002
Crédits du Ministère de l'Education Nationale
Enseignement scolaire
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Chers collègues,
Monsieur le ministre,
mon propos portera sur l'enseignement scolaire dispensé à l'étranger à
travers le réseau d'établissements de l'Agence pour l'Enseignement Français
à l'Etranger (A.E.F.E.).
Sous l'égide du ministère des Affaires étrangères, l'Agence remplit une
mission d'éducation des enfants Français vivant à l'étranger qui est sans
pareil. En effet, son réseau d'enseignement scolaire national est le premier
dans le monde.
Sa mission, l'Agence la remplit dans des conditions financières qui, aujourd'hui,
ont atteint leurs limites.
Les rémunérations des enseignants titulaires de l'Education nationale,
recrutés localement, viennent d'être réajustées par l'Agence. Ce réajustement
n'a pu être réalisé qu'en supprimant des postes d'expatriés et en asséchant
les réserves financières de l'Agence.
Vous conviendrez, Monsieur le ministre, qu'un minimum de sang neuf venant
régulièrement de métropole est indispensable pour garantir un niveau pédagogique
convenable dans nos établissements à l'étranger, ce qui, malheureusement,
ne sera vraisemblablement plus le cas.
Nous assistons également, depuis plusieurs années, à une paupérisation
de nos compatriotes expatriés.
A l'étranger, nos établissements sont privés et payants.
L'Agence dispense
des bourses aux familles très modestes mais, face à l'augmentation incessante
des frais d'écolage en regard des seuils minima de revenus nécessaires
à l'obtention de bourses, les familles à revenus intermédiaires sont progressivement
exclues de nos établissements.
A titre d'exemple, Monsieur le ministre, je vous indiquerai quelques chiffres
qui feront mieux comprendre les difficultés que rencontrent les familles
françaises à l'étranger pour scolariser leurs enfants dans les établissements
du réseau de l'Agence.
Deux chiffres, mis
en parallèle, sont significatifs :
- Le coût annuel d'écolage par élève ;
- Le revenu mensuel minimum retenu par l'Agence pour accorder une
bourse en 2001 à un couple avec un enfant.
New York
: Lycée Français
- Frais annuels : 50 120 F à 75 180 F
- Revenu minimum : 10 200 F/ mois
Tokyo :
Lycée franco-japonais
- Frais annuels : 29 000 F à 35 000 F
- Revenu minimum : 13 200 F /mois
Athènes
: Lycée franco-hellénique
- Frais annuels : 14 700 F à 18 000F
- Revenu minimum : 5 833 F/mois
Rio de
Janeiro : Lycée Molière
- Frais annuels : 27 160 F
- Revenu minimum : 5 318 F/mo
C'est-à-dire, des
coûts d'écolage entre trois et sept fois supérieurs aux revenus minima
mensuels.
Les différents ministres des Affaires étrangères, de gauche comme de droite,
ont toujours déclaré qu'aucun enfant Français ne devait être exclu de
notre système d'éducation pour des raisons financières.
Monsieur Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, déclarait en
septembre dernier devant les sénateurs et les élus des Français de l'étranger,
lors de l'ouverture de la 54ème session de l'Assemblée Plénière du Conseil
Supérieur des Français de l'Etranger, que des relations de collaboration
plus étroites devraient voir le jour entre le ministère des Affaires étrangères
et votre ministère.
Au Conseil supérieur
des Français de l'étranger, nous ne voyons pas d'autres solutions pour
sortir de l'impasse dans laquelle nous sommes, qu'une implication réelle
du ministère de l'Education nationale.
Nous ne verrions que des avantages si votre ministère prenait en charge
plus de professeurs à envoyer dans nos établissements à l'étranger et
s'il prenait à sa charge un budget supplémentaire pour les bourses.
Est-il si difficile d'obtenir une collaboration interministérielle, entre
le ministère des Affaires étrangères et le vôtre, dans un domaine qui
est traditionnellement celui de l'Education nationale ?
M. Védrine nous a dit, il y a quelques jours, que ce problème était à
l'étude, sans vouloir être désobligeant permettez-moi de m'interroger.
Depuis plusieurs
années, on en parle mais rien de concret n'a vu le jour.
Monsieur le ministre,
comment, concevez-vous cette collaboration entre l'A.E.F.E. et votre ministère
?
Envisagez-vous, dans le cadre des crédits pour l'exercice 2002, d'en allouer
une partie au financement des bourses pour les enfants français scolarisés
à l'étranger ?
Pouvez-vous vous engager d'autre part à faire étudier la possibilité d'accorder
aux enfants français de l'étranger la prime de rentrée dans les mêmes
conditions et les mêmes termes que les écoliers de France ?
Je vous remercie.
Questions
Ecrites
18
juillet 2002
Michel
Guerry attire l'attention de M. le ministre des sports sur la dangerosité de la pratique du rugby en France et en particulier chez les jeunes.
De nombreux
accidents très graves se produisent chaque année, laissant
des handicaps irréversibles. En conséquence, les compagnies
d'assurance ont augmenté leurs primes à un niveau qui devient
difficilement supportable pour les licenciés, ce qui montre bien
le risque important que fait subir ce sport à ses jeunes adeptes.
Or, certaines
fédérations de rugby de l'hémisphère sud -notamment
celle de Nouvelle-Zélande -ont, semble-t-il, amorcé une
diminution des accidents graves par une gestion des risques fondée
sur la prévention, l'éducation et la sélection et,
du même fait, ont résolu le problème de l'augmentation
de ces primes.
Il lui
demande son avis sur cette analyse et souhaiterait connaître les
mesures mises en uvre par son ministère afin d'apporter une
solution à cette situation et de développer la pratique
de ce sport.
La
r éponse du Ministre
M. le
ministre des sports a suivi avec beaucoup d'attention les récentes
évolutions du coût de l'assurance liée aux licences
de la fédération française de rugby à XV.
Les raisons de cette réévaluation importante sont malheureusement
liées à un nombre toujours trop élevé d'accidents
graves subis par les pratiquants du rugby à XV dans toutes les
catégories d'âge.
Le comité directeur de cette fédération s'est engagé
récemment dans un processus d'évolution de la pratique au
niveau des catégories jeunes et
des amateurs qui demeurent les premiers concernés par ces accidents.
Des aménagements ont en effet été adoptés
tant au niveau médical que pour la définition des règles
du jeu afin de limiter les risques précisément déterminés
par une étude des accidents graves survenus lors des dernières
saisons. Ces évolutions doivent permettre de réduire le
nombre d'accidents liés à la pratique du rugby.
M. le ministre des sports restera très vigilant vis-à-vis
des résultats obtenus par cette fédération dans ce
domaine.
30
novembre 2001
Agence pour
l'Enseignement Français à l'Etranger - congés administratifs - couples
« pacsés »
Monsieur Michel
Guerry attire l'attention de Monsieur le ministre des Affaires étrangères
sur la situation des couples « pacsés » au regard de leurs congés
administratifs au sein des établissements de l'Agence pour l'Enseignement
Français à l'Etranger (A.E.F.E.). L'A.E.F.E. refuse de prendre en compte,
pour les congés administratifs, les conjoints de couples ayant conclu
un Pa.C.S. ainsi que les enfants du conjoint « pacsé », alors
qu'elle prend en compte ces personnes pour le calcul du supplément familial
et que la sécurité sociale les reconnaît.
La circulaire du 22 septembre 2000 relative aux conditions et aux modalités
de règlement des frais occasionnés par les déplacements des personnels
civils de l'Etat sur le territoire métropolitain précise que « la
situation des partenaires d'un Pa.C.S. est assimilée à celle des agents
mariés ».
A ce jour, cette disposition n'est pas étendue, par l'A.E.F.E., aux personnels
civils à l'étranger.
Monsieur Guerry souhaiterait savoir comment cette disparité de traitement
peut être corrigée.
Questions
Générales
Votre
sénateur est également régulièrement saisi
de nombreuses interrogations de Français à l'étranger
sur des sujets très divers comme la défense de la francophonie,
le régime des anciens combattants, l'aide au cinéma africain,
la carte des étabissements scolaires et bien d'autres problèmes
administratifs ou fiscaux, etc.
Sans vouloir citer
ici toutes ces questions et ces réponses et, pour ceux que ces
précisions pourraient interesser, les pages à consulter
sur le serveur du sénat sont :
http/www.senat.fr/airs-cgi/question.cgi
PROPOSITIONS
DE LOIS COSIGNEES
Michel GUERRY est
aussi le cosignataire de propositions de lois et d'amendements à
des projets de loi dans un souci permanent de cohérence du groupe
et surtout de faire en sorte d'intégrer les Français de
l'Etranger, et leurs intérêts, dans les grands projets législatifs
de notre pays.
Cliquez ci-dessous
pour accéder à la liste des propositions de loi cosignées.
http/www.senat.fr/senppl/guerry_michel01040m.htm
Groupes
d'amitié du Sénat
Ces groupes ont pour
mission d'établir des relations de travail entre les différents
parlements du monde. Ils effectuent des rencontres, des déplacements
pour connaitre leurs homologues étrangers. Les groupes organisent
des colloques à thèmes au Sénat en y invitant des
parlementaires étrangers.
Michel GUERRY a
adhéré, aux groupes d'amitié sénatoriaux suivants
:
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France-Afrique
australe,
France-Afrique centrale,
France-Afrique de l'ouest,
France-Afrique du sud,
France-Amérique du sud,
France-Allemagne,
France-Australie,
France-Canada,
France-Caraïbes,
France-Caucase,
France-Chine,
France-Chypre,
France-Egypte,
France-Etats-Unis,
France-Europe du nord,
France-Grèce,
France-Hongrie,
|
France-Inde,
France-Irlande,
France-Liban,
France-Madagascar,
France-Maroc,
France-Mexique et Amérique centrale,
France-Pays Baltes,
France-Pays du Golfe,
France-Pologne,
France-Québec,
France-Roumanie,
France-Russie,
France-Saint-Siège,
France-Syrie,
France-Tunisie,
France-Turquie,
France-Viêt Nam.
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