18 novembre
au
2 décembre 2002

Déplacement du sénateur
Michel Guerry
à MADAGASCAR, COMORES,
ÎLE MAURICE

 

Discours prononcé

Rencontres

Benjamin MICHEL

Xavier DESPLANQUES

M. BESNARDEAU

Mme. JALAIS

Dr. VILLENEUVE

Dr. FORLER

Guy SERIEYS

Catherine BOIVINEAU

Jean-Michel HERZ

Philippe MAUCLERE

Guy MAURETTE

M. TREGUIER

Gérard LEPOT

Lucette RANCHIN

Emile TSIZARAINA

Albert FUST

François BECKRICH

Gérard DIORE de PERIGNY

Etienne ARNOULT

Jacques SYLLA

Panayotis TAMOULIS

Jean-Pierre LAJAUNIE

Lionel LEMOINE

Christian ROY

Hubert WUNDERLE

M.ABOU BAKAR

Younassa ASSOUMANI

Soilha SAÏD MDAHOMA

Rachid BEN MASSOUNDI

Mohamed Caambi EL YACHROUTI

M. VIGNAL

Yvon Le SCORNEC

Denis BOSSARD

Carl DAVID

Eric NOÏTAKIS

Sir Aneerood JUGNAUTH

Hervé GIRAUD

M. de BAZOUGES

Bernard MONNERET

Mme. CHANG

Marie-Claude SOYMER

Sylvie ARNULPHY

 

ANTANANARIVO (TANANARIVE)

Accueil par MM.Benjamin MICHEL, vice-consul, Xavier DESPLANQUES délégué C.S.F.E. et BESNARDEAU de l'Union des Français de l'étranger.

19 novembre

Visite du projet horticole de développement de maraîchage local que soutient le ministère français de la coopération : Mme JALAIS

Visite de l'hôpital militaire SAOVINANDRIANA :

Trois médecins coopérants et une pharmacienne, le docteur VILLENEUVE, travaillent dans cet hôpital qui manque de tout : matériel et médicaments. Un médecin complémentaire apparaîtrait comme indispensable.

Le médecin chef, également chirurgien, le docteur FORLER, nous a présenté un enfant de 14 ans hémophile qu'il était incapable de soigner, faute de médicaments et qui donc allait mourir à brève échéance. J'ai pu voir la détresse de ce médecin confronté journellement à ce type de situation.

L 'état des institutions médicales et de santé à MADAGASCAR est aujourd'hui extrêmement dégradé et constitue un réel problème pour le gouvernement malgache qui dispose de bien peu de moyens pour faire face.

Les expatriés commencent à s'inquiéter sérieusement car il n'y a aujourd'hui aucun moyen de se faire soigner dans l'île. Ces déficiences pourraient entraîner un refus d'expatriation vers Madagascar ; la seule possibilité en cas de maladie est l'évacuation vers La RÉUNION.

En ce qui concerne la formation du personnel médical, ll faut que préciser que si des malgaches réussissent l'internat en France, ils sont rares à revenir exercer au pays..

Rencontre avec Guy SERIEYS, Conseiller de Coopération et d'Action Culturelle.

Visite de l'entreprise PLG dans la zone franche : Propriété d'un français, cette fabrique de jeans pour les grandes marques emploie 310 personnes. La crise a frappé ce type d'industrie qui a licencié 150 000 employés mais qui pourraient redémarrer si les conditions économiques redevenaient favorables.

Visite de l'entreprise COLAS principale entreprise de T.P. à MADAGASCAR

Rencontre avec Mme Catherine BOIVINEAU, Ambassadeur de France

20 novembre

Visite du Lycée : Le proviseur, Jean-Michel HERZ, nous fait visiter ce très bel établissement, étendu et fonctionnel. La rencontre avec les professeurs et les parents d'élèves permit, entre autre, de prendre connaissance des souhaits des résidents et demandant un recours nécessaire auprès des organismes concernés.

Visite de l'Institut Pasteur :

Dirigé par le docteur Philippe MAUCLERE, ce très bel établissement de l'Institut Pasteur, sous tutelle malgache, emploie 230 personnes dont 50 cadres scientifiques. Ses missions portent sur :

  • La santé publique et la recherche (Il existe de façon endémique à MADAGASCAR: la peste, la rage, la tuberculose, la lèpre et le choléra depuis 1999 (4000 morts))
  • Le contrôle agroalimentaire (crevettes d'élevage pour l'U.E.)

Coopération éducative et culturelle

Visite du Centre Culturel Albert CAMUS : M. Guy MAURETTE.

En matière d'éducation, M. TREGUIER, inspecteur d'académie fait état de l'écart très préoccupant entre nos deux systèmes du essentiellement au manque de moyens ( manque cruel de fournitures et de manuels scolaires ).

Le partenariat franco malgache pour l'école se concrétise par un budget 1,9 M€ et l'emploi de 14 assistants techniques. On considère qu'une classe d'âge est scolarisée à 70% et les redoublements se font en masse.

La "malgachisation" totale de l'enseignement a entraîné un retard conséquent de formation initiale pour deux générations d'enfants.

En fait, la règle devrait être le bilinguisme: le malgache serait d'abord enseigné pendant les deux premières années, puis en parallèle avec le français. Il serait également souhaitable d'adapter livres et programmes.

Réseau des établissements français à Madagascar :

Rencontre avec M. Gérard LEPOT, coordonnateur A.E.F.E. Le réseau compte 26 écoles ou établissements et 11 350 élèves scolarisés.

21 novembre

Invitation de Mme Lucette RANCHIN, Consule Générale, à sa résidence. A cette occasion et lors de ma visite du consulat, j'ai rencontré des compatriotes qui m'ont fait part de problèmes particuliers les concernant.

Déplacement en voiture vers TAOMASINA

22 novembre

TOAMASINA (TAMATAVE)

Rencontre avec M. Emile TSIZARAINA, Président de la Délégation Spéciale et le Consul-adjoint, Monsieur Albert FUST.

Visite du Lycée :

Le proviseur, M. François BECKRICH, nous confirme que le terrain a été finalement acquis après que les discussions aient été arrêtées à cause de la crise : Signature de l'acte d'achat par l'ambassadeur le 20 novembre. Des constructions nouvelles de classes sont en projet.

Réunion du Bureau de l'U.F.E. local (200 membres environ). Président M. Gérard DIORE de PERIGNY
Le problème le plus préoccupant reste celui de la santé : à TOAMASINA, le médecin coopérant est parti au début de l'année sans avoir été remplacé. Il n'y a donc pas de possibilité de préparation en cas d'évacuation d'urgence sur La Réunion.

La maison de retraite (A.M.I., société de bienfaisance) avec quatre pensionnaires français, pose un problème de gestion à minima.

L'U.F.E. souhaiterait que l'Association des parents d'élève ne paye pas de loyer correspondant aux intérêts du montant de l'achat du terrain par l'Agence afin de consacrer toutes les ressources à l'amélioration de la pédagogie.

Les membres du bureau de l'U.F.E. se sont plaints qu'il n'y avait pas eu de commission de bourses cette année. La raison donné par le consulat est que dans un contexte de crise les déplacements s'avéraient impossibles

Visite de l'Alliance Française , très ancienne mais toujours aussi active institution, sous la responsabilité de M. Etienne ARNOULT

Réception des français à la résidence du Consul M. Albert FUST

23 novembre

SAINTE MARIE

Déplacement et rencontre avec le Premier Ministre Jacques SYLLA, le vice-président du Sénat , l'ambassadeur de France et les Conseillers du Commerce Extérieur.

Réception chez Monsieur Panayotis TAMOULIS à ANTANANARIVO, Consul Général Honoraire de GRÈCE et de CHYPRE, il est un personnage important à MADAGASCAR.

COMORES-MORONI

Rencontre avec l'Ambassadeur M. Jean-Pierre LAJAUNIE et le Premier Conseiller M. Lionel LEMOINE, sous préfet en mobilité.

La situation économique et sociale des trois îles constituant L'UNION COMORIENNE reste très difficile y compris pour nos compatriotes, même s'il n'y a pas de problème de sécurité.

La principale difficulté consiste là encore en l'absence de couverture élémentaire en matière de santé.

Réunion avec les représentants des associations U.F.E. (60 adhérents), Monsieur Christian ROY et Messieurs Hubert WUNDERLE et ABOU BAKAR (ADFE)

Entretien avec M. Younassa ASSOUMANI, ministre des finances de l'île de NGAZIDZA.

Visite de l'Alliance franco-comorienne. Exposition photographique sur la sismologie et le volcan en activité.

Rencontre à la Résidence avec les français de MORONI. Dîner offert par Madame Soilha SAÏD MDAHOMA, présidente locale de l'U.F.E à cent cinquante personnes en majorité comoriennes.

Entretien avec MM. Rachid BEN MASSOUNDI et Mohamed Caambi EL YACHROUTI, vice-présidents de l'Union des COMORES.

Il semblerait que l'on soit arrivé à un accord sur le partage des pouvoirs entre les différents antagonistes pour la rédaction de la Constitution. Confirmation nous a été donnée par Monsieur VIGNAL, ambassadeur à MAURICE (signature prévue de cet accord à Port Louis - MAURICE)- les 17 et 18 décembre prochains). Nous encourageons ce processus de mise en place des Institutions.

Visite de l'Ecole Française Henri MATISSE (350 élèves. directeur M. Yvon Le SCORNEC). Entretien avec les syndicats.

Denis BOSSARD conseiller de Coopération et d'Action Culturelle.

Le remplacement d'un professeur " suspendu ", est attendu avec impatience. La suppression de la classe de seconde a été ressentie très négativement par l'ensemble de la communauté. Il est nécessaire de trouver une solution pour ouvrir des classes de lycée.

J'ai également été alerté sur un problème de subvention à reverser au Lycée.

Une idée de l'ambassadeur pour aérer ces classes consisterait à accueillir des enfants comoriens recrutés par concours auxquels nous attribuerions des bourses de coopération leur permettant de suivre nos cours.

Visite du CNDRS Centre National de Documentation et de Recherche Scientifique.

Visite de l'hôpital El MAROUF : Là encore, c'est la question de la santé qui reste préoccupante. Dans les COMORES, pour nos expatriés y compris pour l'ambassadeur et ses collaborateurs, il n'y a aucune solution locale en cas d'accident ou de maladie.

Visite du CNAC - Centre National d'Art Comorien

Visite du Consulat : Très gros problème de contrefaçon, 90% des demandes de visa comportent des faux documents.

ILE MAURICE

Accueil par Carl DAVID, consul de France.

Réunion avec les Conseillers du Commerce Extérieur et avec le Conseiller chef de la Mission Economique Eric NOÏTAKIS .

Problème soulevé : obtention de permis de séjour et de travail, point que j'ai abordé plus tard avec le Premier Ministre mauricien.

Entretien avec le Premier Ministre Sir Aneerood JUGNAUTH déjà rencontré à Paris il y a un mois environ. et, membre du cabinet de Mme ALLIOT-MARIE.

Réception des français à la résidence. Dîner offert par l'ambassadeur en présence du vice-amiral Hervé GIRAUD, le lieutenant-colonel de BAZOUGES et M. Carl DAVID.

Visite du Lycée La Bourdonnais ( proviseur Bernard MONNERET, président du lycée, Henri de CHAZAL) : 1800 élèves.

Visite de l'Ecole du Nord (Présidente Mme CHANG, proviseur - pour le lycée MASCAREIGNES et l'Ecole du Nord - Mme Marie-Claude SOYMER).

Visite de l'Ecole du Centre, directrice Mme Sylvie ARNULPHY.

L'école du Centre est homologuée et non conventionnée.

Les deux écoles doivent obligatoirement inscrire les français en priorité. Demande de prise en compte des frais de transport par l'Agence (AEFE) pour les enseignants venant suivre un stage en FRANCE. Ces deux écoles ne reçoivent pas d'aide financière de la FRANCE, mais payent un chef d'établissement étranger ; elles ont créé et entièrement financé (50/50) le lycée des MASCAREIGNES où leurs élèves vont poursuivre leurs études.